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17/06/2015 11:44 EDT | Actualisé 17/06/2016 01:12 EDT

A Damas, De Mistura condamne les raids rebelles et du régime contre les civils

L'émissaire spécial de l'ONU Staffan de Mistura a profité de son séjour à Damas, qui s'est achevé mercredi, pour condamner vigoureusement les attaques menées contre les civils, tant par le régime que par les rebelles.

M. de Mistura, qui doit se rendre à Genève via Beyrouth, a rencontré le président Bachar al-Assad durant son séjour de trois jours en Syrie, pays ravagé par la guerre depuis plus de quatre ans.

Il a souligné, dans un communiqué, que les "intenses bombardements par les forces gouvernementales la nuit dernière à Douma, qui a causé un nombre significatif de victimes civiles doivent être condamnés". Au moins 24 personnes, dont cinq enfants, ont été tuées mardi par des roquettes et des raids gouvernementaux contre Douma, un bastion rebelle à l'est de Damas.

"Rien ne justifie de viser sans discrimination des zones civiles ou de recourir à une punition collective de la part du gouvernement", a-t-il dit.

Le médiateur de l'ONU a condamné également "les attaques menées contre les civils par les forces armées de l'opposition" à l'instar de celle menée lundi à Alep (nord) qui a fait un grand nombre de victimes civiles, et mardi dans le centre de Damas, poursuit le texte.

Il a soulevé durant ses entretiens avec M. Assad et le chef de la diplomatie Walid Mouallem la question de "la protection des civils", jugeant "inacceptable l'usage (par le régime) de barils d'explosifs". Il a insisté "sur l'obligation de respecter en toutes circonstances le droit humanitaire international et de protéger les civils".

Les forces gouvernementales bombardent régulièrement les quartiers rebelles avec des barils d'explosifs extrêmement meurtriers, dont l'usage est dénoncé par la communauté internationale.

Le médiateur de l'ONU a également évoqué avec les responsables syriens, "la situation humanitaire sur le terrain", insistant "sur un meilleur accès aux zones assiégées et aux civils affectés par le conflit", surtout avec le début jeudi du mois de jeûne musulman du ramadan.

M. de Mistura a réaffirmé devant ses interlocuteurs syriens sa profonde conviction qu'"aucune solution ne pourra être imposée par la force" dans le conflit qui a fait plus de 230.000 morts et déplacé la moitié de la population depuis mars 2011.

Durant son séjour, l'émissaire de l'ONU a en outre discuté avec des représentants de formations politiques et de la société civile ainsi que des personnalités religieuses afin d'écouter leur point de vue dans le contexte des consultations qu'il mène à Genève depuis le début mai.

Participent à ces consultations des représentants du gouvernement et de l'opposition en exil, ainsi que des représentants et ambassadeurs des parties invitées, dont l'Iran, des experts et des représentants de la société civile.

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