DIVERTISSEMENT
09/06/2015 09:39 EDT | Actualisé 15/06/2015 02:32 EDT

«Code F.» à VRAK 2: les filles ont le droit de tout dire (VIDÉO)

VRAK 2 | Code F. Teaser from Bell Media Télé on Vimeo.

Au début des années 60, Janette Bertrand se servait du nouveau médium qu’était alors la télévision pour expliquer aux jeunes filles ce qu’était un hymen. En 2015, Maripier Morin, Virginie Fortin, Mariana Mazza, Marina Bastarache, Catherine Éthier et une foule de jeunes collaborateurs allumés et appréciés des adolescents font front commun sur les ondes de VRAK 2 pour clamer qu’un hymen, ce n’est pas la fin du monde. Pas plus qu’une paire de seins, qu’une première relation sexuelle, qu’une sacoche ou que toutes ces choses qu’on fait derrière la porte close d’un cabinet d’aisance.

C’a l’air déplacé, dit ainsi? Tournez le poste à VRAK lundi prochain, à 20h, pour syntoniser l’adorable nouveauté Code F., logée dans le bloc de programmation VRAK 2. Vous comprendrez qu’il n’y a pas lieu de se scandaliser, mais plutôt de s’amuser et de rire autour de sujets qui touchent directement le jeune public, mais qu’on traite trop souvent avec des pincettes pour préserver l’innocence d’une jeunesse pourtant bien plus dégourdie qu’on ne le croit souvent.

Code F. est la toute première adaptation mondiale de Girl Code, populaire rendez-vous hebdomadaire de la chaîne américaine MTV, que la maison de production Zone 3 a rafistolé en tribune quotidienne de 30 minutes, une petite révolution pour VRAK, qui n’avait jamais propulsé un tel format sur ses ondes. Les 50 épisodes de la première saison seront diffusés pendant tout l’été, et la direction de VRAK songe déjà à la suite.

Audacieux et irrévérencieux

La formule de Code F. rappelle Cliptoman, à MusiquePlus. Un sujet, allant du «tout à fait banal» au «très tabou», est lancé. Il y en a quatre par tranche de 30 minutes. Il peut s’agir, par exemple, des badboys, de l’entraînement ou d’espionner son amoureux. Tous se rapportent de près ou de loin à ces lois non-écrites qui régissent les rapports des filles entre elle, du genre: «Ne touche pas aux ex de tes amies» ou «On n’a pas le droit de s’habiller pareil».

Puis, nos cinq animatrices délurées se relancent à tour de rôle devant la caméra avec des opinions et des témoignages tranchés, irrévérencieux, audacieux, comiques et pétillants de franchise et de vérité. Nos «Spice Girls de l’ère moderne», telles que baptisées par Mariana Mazza, dressent l’inventaire du contenu de leur sac à main, esquissent la différence entre des toilettes publiques d’hommes et de femmes, évoquent leur «première fois» et se remémorent de petits souvenirs gênants.

«Ne pas utiliser mes seins comme une pâte à pizza», avertit Mariana Mazza à l’intention des hommes qui la palpent avec trop de vigueur.

«Moi, je suis pour l’entraînement, mais mon corps est contre», plaide Virginie Fortin, qui provoquera aussi les rires avec sa position face aux marathons.

Maripier, Mariana, Virginie, Marina et Catherine n’ont pas la langue dans leur poche et leurs «discussions» ressemblent à celles que des amies proches peuvent avoir lors d’une sortie de filles. Maripier Morin incarne la princesse un brin glamour et hystérique, Mariana Mazza, la tornade leader du groupe que rien n’effraie, Virginie Fortin, la rationnelle observatrice pince-sans-rire, Marina Bastarache, la «belle fille d’à côté» un peu timide, et Catherine Éthier, la «grande madame» intellectuelle et réfléchie. Leurs points de vue s’entrechoquent au montage et offrent un panorama des plus diversifiés. Les cinq têtes d’affiche jurent par ailleurs ne pas se concerter entre elles avant l’enregistrement, ce qui ajoute à la spontanéité de toute l’affaire.

Autour du noyau dur très girly de Code F. gravite une constellation d’intervenants qui reviendront sporadiquement ajouter leur grain de sel: Katherine Levac, Tamy Emma Pepin, Valérie Roberts (excellente), Catherine Brunet, Lysandre Nadeau, Jordan Dupuis, Mehdi Bousaidan (qui crève l’écran), etc.

Sexualité

Les thèmes abordés dans Code F. seront parfois très légers, mais certains jours, on apposera l’étiquette «13 ans et plus» au générique d’ouverture, car on pourra s’aventurer assez loin sur le terrain de la sexualité, en jasant de masturbation ou de fellation, par exemple. On ne sacre pas, mais on peut utiliser les termes «ch*er» ou «mangeux de marde» sans rougir.

«On va en revenir, des mots pénis et vagin, à un moment donné. Les jeunes consomment autant de porn que n’importe qui», a balancé Mariana Mazza, en visionnement de presse, lundi. La moitié du duo Mazza/Fortin est d’ailleurs convaincue que Code F. est la représentation du féminisme moderne, l’époque d’aujourd’hui, où «les filles ne s’excusent plus».

«Les ados ne veulent pas se faire prendre pour des imbéciles», a renchéri Maripier Morin, qui a rigolé qu’elle est heureuse que son copain, Brandon Prust, ne comprenne pas le français, tant elle se compromet dans ses confidences dans Code F.

«Nous, on parle aux jeunes qui nous écoutent des fois où on s’est cassé la gueule, pour qu’eux, ça leur fasse moins mal», a sagement philosophé Catherine Éthier.

Productions originales

Dominique Bazay, directrice principale de la programmation de VRAK, n’était pas peu fière de présenter Code F. aux journalistes, lundi. Dans son créneau VRAK 2, le réseau favori des jeunes compte maintenant trois productions originales: MED (qui se poursuivra à l’automne et qui aura une deuxième saison à l’hiver 2016), 3 filles célibataires et son pendant masculin 3 gars célibataires, et Code F. À l’automne, on misera également sur Jérémie, une série dramatique qu’on compare à Degrassi.

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