BIEN-ÊTRE
14/06/2015 07:52 EDT | Actualisé 15/06/2015 10:45 EDT

Une application pour détecter les cancers de la peau

Blend Images - REB Images via Getty Images

À l'occasion d'un congrès qui rassemblait récemment 11 000 dermatologues du monde entier à Vancouver, plusieurs innovations technologiques ont été présentées afin de faire échec aux mélanomes malins et autres cancers de la peau, dont l'application Molescope.

Un texte de Frédéric Arnould

C'est l'un des sujets les plus chauds du congrès : les mélanomes malins et autres cancers de la peau sont de plus en plus présents, selon Jason Rivers, professeur de dermatologie à l'Université de la Colombie-Britannique (UBC).

Chaque heure, dit-il, une personne meurt du cancer de la peau aux États-Unis et au Canada, soit environ 9000 par an; un chiffre qui a de quoi donner le frisson et qui est le résultat, selon lui, d'une certaine insouciance par rapport aux méfaits du soleil.

Mais les nouvelles technologies permettent de sensibiliser davantage la population. Plusieurs nouveaux équipements sont ainsi présentés à ces 11 000 dermatologues.

La compagnie Quantificare présente notamment un équipement 3D qui permet d'analyser la peau exposée au soleil. « C'est assez effrayant, mais ça permet au patient de vraiment se rendre compte des dommages du soleil qu'on ne voit pas à l'oeil nu », explique Nicolas Dapis, directeur du développement commercial chez Quantificare.

Une application pour mieux détecter les mélanomes

Maryam Sadeghi, jeune PDG de Metaoptima, vient de lancer Molescope, une application qui, au moyen d'un téléphone intelligent branché à un mini-microscope, permet de prendre des images très précises des taches et grains de beauté afin de détecter de possibles mélanomes malins.

Le tout, dit-elle, peut donc se faire à la maison au rythme des patients. L'image est ensuite envoyée vers un serveur auquel un dermatologue aura accès et pourra ainsi l'examiner et faire son diagnostic. Ainsi, selon le professeur Jason Rivers, au lieu de six à huit mois d'attente, le patient peut en fait avoir les résultats en un jour ou deux seulement.

Contrer la pénurie de dermatologues

Au Canada, le nombre de dermatologues semble insuffisant par rapport au nombre croissant de personnes aux prises avec des problèmes de peau. Les membres de la profession vieillissent; en fait, l'âge moyen des dermatologues serait d'environ 54 ans au pays.

Cette pénurie de dermatologues pose aussi problème dans d'autres pays comme la Nouvelle-Zélande, où il n'y a qu'un seul dermatologue pour 250 000 personnes.

Amanda Oakley, professeure associée émérite à la Faculté des sciences de la santé de l'Université d'Auckland, estime que l'application Molescope permettrait de desservir mieux les populations qui résident dans les communautés les plus éloignées qui n'ont pas accès à un spécialiste.

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