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13/06/2015 03:04 EDT | Actualisé 13/06/2015 03:06 EDT

Apprendre à coder en s'amusant (PHOTOS)

Une cohorte d’étudiants plutôt inhabituelle a envahi les couloirs de Polytechnique Montréal ce matin. Le genre d’étudiants qui se lève le rose aux joues à sept heures le samedi, possède un goût prononcé pour le sucre, et tient difficilement en place plus de dix minutes consécutives.

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En effet, le campus accueillait environ 180 enfants et leurs parents pour le premier atelier de Codemaker, un programme destiné à enseigner les bases du codage aux jeunes Canadiens de 9 à 13 ans.

Organisé par et Folie Technique, un organisme de Polytechnique visant à promouvoir la science auprès des jeunes, en partenariat avec Google et Actua, l’évènement proposait des activités alliant programmation, création informatique et jeux.

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L’objectif est de « démystifier le coding, » explique la directrice de Folie Technique, Marie-Claude Hamel. « Leur montrer que c’est amusant, que c’est de la créativité, de l’innovation, de l’entrepreneuriat. Et qu’ils ne soient pas seulement consommateurs, mais créateurs de technologie.»

Par exemple, une des activités consistait à recréer la dynamique du célèbre jeu en ligne Flappy Bird grâce à une interface visuelle très simple.

« Le but n’est pas de tomber dès le début dans la programmation complexe,» explique un bénévole de chez Google, Mathieu Perreault. À travers les exercices ils vont se rendre vers un jeu fonctionnel. »

Codemakers est un projet de trois ans qui vise à inciter 100 000 jeunes à s’intéresser aux sciences technologiques et informatiques à travers tout le Canada.

Les évènements sont ouverts au grand public, mais ciblent particulièrement les enfants moins enclins à développer un intérêt pour ces domaines comme les filles et les jeunes issus de milieux défavorisés.

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«Car on le sait, la programmation est plus ou moins populaire auprès des filles, » explique Marie-Claude Hamel. D’après elle, rien qu’à Polytechnique, moins de 25% de femmes constituent l’effectif des programmes en génie logiciel et informatique.

Le projet est alimenté par un don de 1,5 million de dollars de Google.

« C’est très important pour Google d’intéresser dès le plus jeune âge la population à la technologie,» dit la directrice générale de Google Québec, Marie-Josée Lamothe. « 98% des personnes qui travaillent maintenant chez Google ont été familiarisées avec les sciences de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques, les stim, avant le cégep.»

Elle explique qu’à peine la moitié de la population canadienne termine son secondaire sans avoir complété un cours dans ces domaines-là, malgré des besoins grandissants. « Aujourd’hui, 70% des postes de haut niveau reposent sur les sciences stim,» dit-elle.

D’où l’importance de programmes comme Codemakers pour les démystifier. « Souvent c’est par manque de confiance en soi, » dit-elle. « Les jeunes disent : je suis pas assez bolé pour aller en sciences. »

Mathieu Perreault note tout de même une certaine intuition des jeunes envers la technologie. « Avec les tablettes, les téléphones intelligents, ils sont déjà initiés à tous ces jeux et interfaces visuels, » dit-il.

C’est le cas d’Édouard, 9 ans. « À ma maison, je joue souvent à des jeux, puis j’ai toujours rêvé de fabriquer un jeu», dit-il. Qui sait, peut-être deviendra-t-il un jour, comme il le souhaite, un « fabriqueur de jeu »?

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