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Une militante accusée d'avoir menti sur ses prétendues origines afro-américaines

SPOKANE, États-Unis - Une dirigeante d'un influent groupe de défense des droits des Afro-Américains se retrouve dans l'embarras parce qu'elle aurait menti sur ses origines. Rachel Dolezal, qui s'est toujours identifiée comme Noire, serait en fait Blanche, selon sa famille.Mme Dolezal, qui dirige une section locale de l'Association nationale pour la promotion des gens de couleur (NAACP) dans l'État de Washington, n'a pas voulu répondre aux questions portant sur ses origines lors d'un entretien avec un quotidien régional.En entrevue avec le «Spokesman-Review», elle s'est défendue en disant qu'il s'agissait de questions «difficiles» et «complexes».Rachel Dolezal est aussi professeure adjointe au département d'études africaines de l'université Eastern Washington et directrice d'un comité de la police municipale.Les autorités ont indiqué qu'une enquête était en cours pour déterminer si la militante aurait enfreint les règles municipales lorsqu'elle s'est identifiée en tant que Noire.La mère de Mme Dolezal, Ruthanne — à qui elle n'a pas parlé depuis des années — a dévoilé que sa famille est issue d'un mélange d'origines tchèque, suédoise, allemande et autochtone.Sa fille aurait commencé à se présenter comme une Afro-Américaine il y a huit ou neuf ans, lorsque sa famille a adopté des enfants noirs, a-t-elle expliqué. Ruthanne Dolezal s'est dite attristée que sa fille ait nié sa vraie identité, ajoutant que sa cause aurait porté davantage si elle avait été honnête avec tout le monde.Rachel Dolezal croit que la controverse a éclaté en raison d'un litige juridique avec des membres de sa famille. Sa mère a toutefois indiqué qu'elle avait commenté l'affaire seulement parce qu'un journaliste l'avait contactée.L'Association nationale pour la promotion des gens de couleur a diffusé un communiqué, assurant qu'elle respectait la vie privée de Mme Dolezal. «L'identité ethnique n'est pas un critère pour disqualifier un dirigeant de la NAACP. Partout au pays, la NAACP tente de rendre justice (...) à tout le monde», est-il écrit dans le communiqué.Par ailleurs, les policiers ont mis un terme, vendredi, à une enquête portant sur des allégations de harcèlement contre Mme Dolezal, qui affirmait avoir reçu des messages haineux dans la boîte aux lettres de l'organisation. La porte-parole de la police de Spokane, Teresa Fuller, a indiqué que l'enquête reprendrait si de nouvelles informations faisaient surface.

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