Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Québec, qui a fermé ses portes en 2021.

Une lutte à 26 pour les JO de Tokyo

La popularité des Jeux olympiques ne se dément pas avec le temps. Les sports se bousculent au portillon pour pouvoir entrer dans la danse.

Ils sont 26 à vouloir intégrer la grande famille olympique à compter des Jeux d'été de Tokyo en 2020.

Le comité d'organisation de ces jeux a présenté vendredi la liste des sports qui souhaitent être inclus au programme.

Parmi les sports candidats figurent le baseball et son pendant féminin, la balle molle. On pourrait croire qu'ils partent avec une petite longueur d'avance étant donné leur popularité dans l'archipel. Ils ont d'ailleurs déjà été présentés aux Jeux.

Mais d'autres disciplines se sont également portées candidates comme le karaté, le surf, le patin à roues alignées ou l'escalade. Le sumo, le sport de lutte traditionnel au Japon, a aussi postulé, pays hôte oblige, tout comme le polo, le bridge et les quilles.

« Il y a certains sports dont, franchement, je n'ai jamais entendu parler », a reconnu le président du comité d'organisation, Yoshiro Mori, l'ancien premier ministre et actuel président de la Fédération japonaise de rugby, lors d'une conférence de presse.

« Il y a des sports qui sont appréciés par les jeunes générations, cela fait partie des critères (de sélection), mais nous devons aussi faire attention aux coûts engendrés", a averti M. Mori.

Selon les principes édictés par le Comité international olympique (CIO), il est prévu que « la ou les épreuves supplémentaires » devront apporter « une valeur ajoutée aux Jeux en mobilisant la population japonaise et de nouveaux publics partout dans le monde, conformément à la vision des Jeux de Tokyo 2020 ».

Le groupe de travail responsable de l'ajout des épreuves rendra publique le 22 juin la liste des sports retenus.

Elle sera ensuite soumise au CIO avant le 30 septembre 2015. La décision sera prise par les membres du CIO lors de sa 129e session qui se tiendra à Rio en août 2016.

Toutes les fédérations internationales reconnues par le CIO qui régissent des sports absents du programme des Jeux de Tokyo avaient été invitées à présenter leur candidature au comité d'organisation avant le 8 juin.

Aux prochains Jeux de Rio en 2016, le golf et le rugby à VII, feront leur retour au programme.

Une annonce sur fond de controverse

L'annonce a cependant été ternie par la polémique qui oppose le gouverneur de Tokyo au gouvernement central japonais sur le financement du stade olympique.

En marge de la sélection des nouveaux sports, la polémique croissante entre les autorités de Tokyo et le ministère des Sports à propos du stade olympique a rebondi vendredi.

Le puissant gouverneur de la capitale, Yoichi Masuzoe, refuse de payer la somme réclamée par le gouvernement pour couvrir les travaux de la nouvelle enceinte.

Le ministre des Sports, Hakubun Shimomura, a récemment demandé au gouvernorat de Tokyo de débourser plus de 50 milliards de yens (485 millions $) pour contribuer à la construction du stade national, soit environ le tiers du montant total (1,66 milliard $).

Face au refus de M. Masuzoe, le ministre des Sports a proposé cette semaine que le Parlement japonais adopte une loi spéciale qui autoriserait le gouvernement à ordonner à la ville de Tokyo de payer pour le stade.

Furieux, le gouverneur de Tokyo a qualifié la proposition du ministre d'« inconstitutionnelle ».

M. Masuzoe accuse le gouvernement d'« irresponsabilité », lui reprochant de vouloir faire porter « le fardeau » financier d'un stade à vocation nationale aux contribuables de la capitale.

La construction du stade olympique, sous la direction de l'architecte irako-britannique Zaha Hadid, est source de vives polémiques depuis deux ans, et son budget a déjà été réduit de 40%.

L'ancien Stade national, érigé pour les JO de 1964, a été récemment démoli. Le chantier de la nouvelle enceinte doit commencer en octobre.

Envoyer une correction
Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Canada, qui ont fermé en 2021. Si vous avez des questions ou des préoccupations, veuillez consulter notre FAQ ou contacter support@huffpost.com.