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Un projet de monument de guerre crée une vive polémique au Cap-Breton

Un monument de guerre gigantesque qui doit être érigé dans le Parc national des Hautes-Terres-du-Cap-Breton rallie des personnalités canadiennes influentes, même s'il suscite beaucoup d'opposition, localement.

Le monument, baptisé Mère Canada, prendrait la forme d'une statue de femme haute de 30 mètres, les bras étendus vers l'Europe. Il doit être érigé à Green Cove, au coeur du parc national. Il s'agit d'une initiative privée, financée par la fondation du mémorial national N'oublions jamais.

Parcs Canada a déjà donné son accord au projet. Mais un groupe de citoyens s'est formé pour empêcher sa réalisation. Il a l'appui de 28 anciens gestionnaires de Parcs Canada qui ont écrit au ministre fédéral de l'Environnement pour dire que le monument mettrait en péril « l'intégrité écologique » du parc.

Des personnalités influentes en faveur du monument

Le projet a toutefois l'appui de personnalités canadiennes de premier plan. Parmi elles, l'ancien premier ministre John Turner, les anciens premiers ministres provinciaux Frank McKenna et Jean Charest, et des présentateurs vedettes de la télévision comme Peter Mansbridge de CBC et Lisa LaFlamme de CTV.

Même un député fédéral du Cap-Breton, Mark Eyking, fait partie des amis de la fondation. Il est conscient de l'opposition locale, mais trouve tout de même valable l'idée d'un monument, surtout qu'il ne coûte rien aux contribuables canadiens. « Je suis tout à fait pour le message que veut conférer cette statue », dit-il. « C'est une chose noble qu'ils font. Est-ce que la conception du monument devrait être modifiée un peu? Peut-être... »

Une autre mécène, la vice-présidente de l'entreprise Amherst Group, Valerie Brennan, n'est nullement influencée par l'opposition qui s'est manifestée au Cap-Breton. « Les premières personnes qui s'expriment sont toujours celles qui sont contre ... et c'est leur droit : elles ont des questions auxquelles il faut répondre. Mais il y aura toujours quelqu'un qui dira "pas dans ma cour svp". »

Mme Brennan trouve que l'espace qui sera occupé par le monument, un hectare en bord de mer, est peu de choses en regard du message qui sera véhiculé par le monument, c'est-à-dire l'hommage qu'on veut rendre aux soldats canadiens tombés sur les champs de bataille en Europe.

Le monument doit être construit d'ici 2017.

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