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Souvent le négligé du groupe, le bassiste est indispensable, révèle une étude canadienne

Les bassistes des groupes rock font souvent figure de grands négligés devant les assauts sonores des guitaristes et la prédominance des harmonies vocales. Pourtant, leur contribution au son d'ensemble d'un groupe serait plus importante qu'on pourrait le croire.

Bien sûr, de célèbres bassistes comme Paul McCartney, Sting, Flea, Geddy Lee ou, au Québec, Mario Légaré, font figure d'exceptions avec leur jeu inventif qui s'impose dans le son du groupe.

Des psychologues de l'Université McMaster à Hamilton ont découvert que la perception de la musique par le public est d'abord influencée par les notes aiguës.

Pendant que les notes basses font office de fond sonore, les notes plus hautes, surtout celles de la guitare, occupent le devant de la scène.

Mais ce sont les notes basses qui cimentent la chanson. Le rôle des bassistes serait donc aussi important que celui des chanteurs.

Pour prouver leur théorie, les chercheurs ont analysé, à l'aide de capteurs électroencéphalogrammes, l'activité du cerveau des participants pendant que ces derniers écoutaient deux notes de piano jouées simultanément, une à haute fréquence, l'autre à basse fréquence.

Les notes étaient jouées au même intervalle, mais à l'occasion, l'une d'elles pouvait être entendue 50 millisecondes plus tôt. Les participants ont davantage remarqué l'écart rythmique lorsque la note basse était désynchronisée.

Les chercheurs ont aussi mesuré l'habileté des participants à taper du doigt sur un flux aléatoire de notes. Ils ont trouvé que les participants étaient meilleurs lorsque les basses notes jouaient.

En conclusion, notre cerveau reconnaît mieux le rythme d'une chanson si ses notes sont plus basses.

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