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Pierre Karl Péladeau constate la stratégie «bon cop, bad cop»

QUÉBEC - Le chef péquiste Pierre Karl Péladeau a déclaré vendredi qu'il n'est pas dupe de la stratégie de relations publiques «bon cop, bad cop» que les libéraux ont adoptée envers lui.En dressant son premier bilan de fin de session parlementaire à titre de nouveau chef péquiste, lors d'une conférence de presse, M. Péladeau a accusé le premier ministre Philippe Couillard et son leader parlementaire Jean-Marc Fournier de s'être partagé les rôles.«Vous connaissez cette stratégie de relations publiques, je pense qu'elle a été adoptée par le Parti libéral et le gouvernement, a-t-il dit aux journalistes. Je pense que ça ne fait plus aucun doute, c'est la stratégie du 'bon cop, bad cop'.»En dressant lui-même son bilan parlementaire, M. Couillard a affirmé qu'il n'a pas dérogé de sa ligne qui lui dicte de respecter ses adversaires.«Je pense qu'on ne pourrait pas me prendre en défaut sur cette question, a-t-il dit. Je n'ai jamais dénigré ou commenté négativement la personnalité des gens. M. Péladeau, comme je lui ai dit aujourd'hui, remplit un rôle important dans une démocratie.»Alors que M. Fournier a déclaré en mai que M. Péladeau était incapable de contrôler «ses pulsions agressives», le chef péquiste a pris les propos de M. Couillard avec un grain de sel.«Le premier ministre a souhaité de l'élévation en ce qui concerne les débats à l'Assemblée nationale, alors, c'est ce qu'il tente de faire, a-t-il dit. Mais honnêtement, je pense que personne n'est dupe.»Par ailleurs, M. Péladeau s'est défendu de rechercher des retombées politiques positives en demandant au populaire maire de Québec, Régis Labeaume, de célébrer cet été son mariage avec l'animatrice de télévision Julie Snyder.M. Péladeau a rejeté toute velléité électoraliste dans le choix de son célébrant.Tout en rappelant que le cérémonie se tiendra le 15 août, M. Péladeau a souligné qu'elle se déroulera dans une chapelle située sur la même place que l'hôtel de ville, dans le Vieux-Québec.«Vous allez chercher un peu loin, a-t-il dit aux journalistes. Vous savez que le maire, Régis Labeaume, est le maire de Québec. Nous allons nous marier à Québec, d'ailleurs juste en face de la mairie.»M. Péladeau a affirmé que le choix de l'endroit retenu pour la célébration, la chapelle du Musée de l'Amérique francophone, était symbolique pour lui et Mme Snyder.«C'est un très bel endroit, la chapelle du musée de l'Amérique francophone, a-t-il dit. C'est un endroit aussi qui, quelque part, nous représente, Julie et moi, puisque nous sommes très fiers de notre histoire, nous sommes très fiers de tous ceux qui nous ont précédé et nous ont permis d'être ce que nous sommes aujourd'hui.»Pendant la campagne qui a précédé les élections partielles de lundi dernier, M. Péladeau a courtisé activement l'électorat de Québec, ce qui lui a permis de faire progresser les résultats du PQ sans toutefois réussir à faire de gain dans la capitale, où les péquistes n'ont qu'un seul siège.«Le Parti québécois est la seule formation politique à avoir progressé dans ces deux circonscriptions de Québec, et croyez-moi, ce n'est qu'un début, a-t-il dit vendredi. Nous avons démontré que nous serons de toutes les batailles et nous allons poursuivre le travail. Les citoyens de la Capitale-Nationale, comme tous ceux et celles de toutes les régions du Québec, peuvent compter sur nous.»Au cours des derniers mois, M. Péladeau a répété à de nombreuses occasions qu'il souhaite faire des gains au sein de l'électorat de la Coalition avenir Québec, présent notamment dans la région de la capitale.Le leader parlementaire péquiste Stéphane Bédard a souligné vendredi la mauvaise performance de la CAQ, qui a perdu son siège dans Chauveau lundi, passé dans le giron libéral.M. Bédard a attribué cette performance au discours du chef caquiste François Legault, qui dénonce le manque de vigueur de l'économie québécoise et des politiques de ses adversaires.«Je regarde la CAQ principalement qui a eu une session plutôt difficile, qui a misé, on le sait, tout sur Chauveau, et qui a perdu, et qui, je pense, s'est retrouvée face à face avec ce qu'il fait depuis des mois: véhiculer l'image négative du Québec, a-t-il dit. Et je pense que ça n'a pas payé, et ce n'est pas ce qu'est le Québec. Ce n'est pas rien que le 57e État en Amérique.»Actionnaire de contrôle de Québecor, M. Péladeau a eu l'occasion de côtoyer M. Labeaume, dont la popularité continue d'être élevée depuis son élection en 2007, quand son entreprise a obtenu le contrat de gestion de l'amphithéâtre de Québec, il y a quatre ans.

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