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Péladeau « fier » du travail accompli par le PQ

Le Parti québécois a offert une opposition « responsable, constructive et efficace » au gouvernement Couillard au cours de la dernière session parlementaire, estime son chef Pierre Karl Péladeau.

« Ce fut une session parlementaire extrêmement chargée et je dois dire, compte tenu des évènements et des circonstances, d'une intensité unique et singulière », a-t-il déclaré dans une conférence de presse pour laquelle il était entouré de toute la députation péquiste.

M. Péladeau a rappelé que la session parlementaire avait constitué un important défi pour le Parti québécois, lui qui était engagé dans une longue course à la direction, alors que les travaux parlementaires battaient leur plein.

« La course avait son rythme spécifique, soutenu. Comme maintenant la vie parlementaire additionnée d'élections partielles a elle aussi sa dynamique propre », a-t-il souligné à ce sujet.

« Maîtriser ces univers n'était pas un défi facile, mais nous étions ambitieux. Modestement, je crois que nos résultats sont à la hauteur de nos ambitions pour le Québec et des objectifs que nous nous étions fixés. »

Nouvelle offre pour un sommet socio-économique

Après ces mots d'introduction, M. Péladeau est essentiellement revenu sur le travail du Parti québécois en matière d'économie, de santé et d'éducation. Il a critiqué les réponses « souvent très décevantes » offertes par le gouvernement.

M. Péladeau a ainsi réitéré l'offre qu'il a faite au premier ministre Couillard de réunir l'ensemble des partenaires socio-économiques du gouvernement pour discuter à la fois d'économie et d'emploi.

Il a plaidé la « nécessité d'entendre de consulter et de réunir l'ensemble des forces vives du Québec pour se doter d'une politique ambitieuse qui fait actuellement malheureusement défaut au gouvernement. »

« Il est impératif de doter le Québec d'une véritable vision de son développement économique. Une vision à la hauteur, de notre potentiel, qui fait une grande place à l'innovation, à la recherche d'une plus grande prospérité, et qui donne un sens à la mise en commun de notre richesse collective », a-t-il ajouté.

M. Péladeau a également déploré la vision du système de santé défendue par le gouvernement qui, dit-il, est « encore trop centrée sur les médecins et qui ne reconnaît pas à sa juste valeur l'apport et le soutien de tous [...] nos professionnels de la santé, notamment les infirmières et les infirmiers ».

Les compressions en éducation dénoncées

En matière d'éducation, M. Péladeau dit croire que son parti a réussi à « illustrer concrètement les impacts de l'austérité [...] sur les « services offerts aux enfants et à nos étudiants », situation qu'il déplore. « Nous ne comprenons pas comment un gouvernement peut construire l'avenir du Québec en sabrant dans l'éducation », a-t-il dit.

M. Péladeau a aussi attribué à son parti le mérite d'avoir fait reculer le gouvernement au sujet des tarifs exigés dans les CHSLD et pour le transport adapté.

Il se félicite aussi d'avoir forcé le gouvernement à agir pour « la protection de notre langue pour corriger les brèches faites à la loi 101 » dans la foulée du jugement sur l'affichage commercial.

Il a aussi salué l'élection du député de Richelieu, Sylvain Rochon, et les résultats que son parti a obtenus lors des élections partielles dans Chauveau et Jean-Talon la semaine dernière. Le PQ est le seul parti à avoir amélioré ses appuis, a-t-il. « Croyez-moi, ce n'est qu'un début », a-t-il lancé.

Il a aussi souligné le travail « admirable » accompli par le chef intérimaire du parti Stéphane Bédard, qui a su mener les troupes avec « expérience, sagesse et passion » pendant que le parti était plongé dans sa course à la direction.

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