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Mazda CX-3: succès garanti (ESSAI/PHOTOS)

Il est amusant, quand on assiste au dévoilement de certaines voitures dans les divers salons de l’auto, de tenter d’en deviner l’avenir. Quand on a dévoilé le Mazda CX-3 au Salon de l’Auto de Los Angeles, l’impression était unanime parmi tous les journalistes présents : le multisegment sous-compact deviendrait un succès. Une impression encore accentuée quand on en prend le volant.

Le CX-3 fait ainsi une apparition remarquée dans un créneau qui sera, pour 2015, un des segments de marché les plus occupés, celui des petits véhicules sous-compacts. Le Mazda CX-3 n’y sera en effet pas seul, et il devra y affronter au cours des prochains mois les nouveaux Honda HR-V, Fiat 500X, Jeep Renegade et autres Chevrolet Trax de ce monde. Un peu comme si tous les constructeurs s’étaient passé le mot pour se lancer en même temps dans un segment qui n’existait que de façon marginale à ce jour.

Le CX-3 a cependant de bons atouts qui devraient lui permettre de se démarquer et de devenir, du moins au Québec, la vedette du segment.

En termes de design, par exemple, le CX-3 reprend les principaux éléments qui ont rendu célèbre la philosophie de design Kodo : un long capot, une calandre caractéristique et une ligne de toit abaissée qui fait ressembler davantage l’ensemble à un coupé. Ajoutez à cela un habitacle plus reculé que sur la plupart des utilitaires sport, des arches de roues surdimensionnées entourées d’un recouvrement plastifié noir qui confère une allure un peu plus solide, et vous avez un véhicule au charme indéniable.

Mazda CX-3 GT 2016

Réglons ici la question des dimensions. Oui, le CX-3 reprend les éléments de la plateforme de la Mazda2, mais en étirant un peu le tout. En fait, en comparaison, il se place un peu au-dessus de la Mazda2 en largeur et en longueur, et juste un peu en deçà de la Mazda3. Les deux modèles sont cependant dépassés en hauteur.

L’habitacle est aussi une totale réussite. D’une part, il faut souligner la qualité apportée à l’assemblage et à la qualité des matériaux, peu importe la version retenue. D’autre part, on ne peut qu’admirer le style unique (et marié à celui de la nouvelle Mazda2 que nous recevrons l’an prochain) et épuré de l’intérieur.

Toute la planche de bord est marquée de surpiqûres du plus bel effet, les cadrans sont modernes et lisibles, et la console centrale est surmontée d’un écran de grandes dimensions pour recevoir le système de navigation (optionnel) et les commandes de tout le système multimédia.

Le bémol, car bémol il y a, c’est l’espace intérieur. Les occupants avant n’auront aucune difficulté à trouver une position confortable. Les occupants arrière devront se contenter de deux places et auront un peu plus de peine à être véritablement à leur aise. L’espace cargo est pour sa part diminué considérablement, et exigera un peu de planification, ou l’abaissement des banquettes arrière, pour transporter de plus imposants bagages.

Notion qui a aussi son importance, le Mazda CX-3 s’inscrit dans la génétique Mazda et est tout entier assemblé selon la philosophie SkyActiv. Sans entrer dans les détails, sachez seulement que le SkyActiv permet d’alléger la totalité des composantes de la voiture, tout en améliorant les performances. Le résultat ultime est une amélioration de la consommation d'essence sans sacrifier le plaisir de conduire.

Dans le cas du CX-3 par exemple, les suspensions à jambes de force McPherson ont été soigneusement conçues pour être légères, mais efficaces. On a aussi dû réaliser des prodiges d’ingénierie pour loger de telles composantes dans un espace restreint afin de respecter les dimensions plus exiguës du petit véhicule.

Ce n’est cependant pas par caprice que Mazda s’attaque ainsi aux performances de la voiture, car ainsi conçu et sans faire de compromis sur le dynamisme, le petit CX-3 affiche une consommation moyenne de 7,6 litres aux 100 kilomètres dans la vraie vie, une consommation observée après quelque 150 kilomètres d’autoroute et deux longues heures de trafic dans la région montréalaise.

Personnalité Mazda

Sur la route, le CX-3 est définitivement à la hauteur des attentes. Les suspensions bien calibrées, le mode sport optionnel et la direction précise permettent une conduite dynamique, à défaut d’être sportive.

J’ai toujours aimé Mazda pour une chose : pas besoin de rouler vite pour obtenir un maximum de sensations. Il suffit de circuler librement, et de savourer le moment. Même si les 146 chevaux du moteur Skyactiv 2,0 litres du CX-3 nous semblaient un peu justes en accélération vive, je dois avouer qu’une fois la vitesse de croisière atteinte, le CX-3 se manipule comme un charme.

La boîte automatique (le CX-3 ne possède aucune boîte manuelle) répond avec grâce et rapidité, et au besoin, une traction intégrale viendra rassurer les plus peureux des conducteurs hivernaux.

Précisons que les versions de base sont offertes en mode traction seulement, mais que le rouage intégral est optionnel, alors que la version GT l'affiche de série. Un rouage intégral par ailleurs intéressant s'il remplit les promesses faites par Mazda. Actif plutôt que réactif, il utilise un nombre important de capteurs et de données fournies par la voiture à raison de 200 lectures par seconde pour déterminer à l'avance le comportement à adopter. Le résultat, sans être spectaculaire, est un meilleur contrôle des dérapages en cas de perte d'adhérence.

Autre détail d’intérêt, les versions GT proposent en option le groupe technologie qui inclut i-Activesense, un système complet d’équipements de sécurité qui ajoute notamment la vision tête haute (c’est-à-dire que les informations de conduite sont reflétées devant les yeux du conducteur, ce qui évite de quitter la route des yeux). Le prix est un peu élevé, dommage, car l’option est intéressante. D'autres systèmes de sécurité actifs que l'on retrouve dans ce groupe incluent le freinage automatique et le régulateur de vitesse adaptatif.

Nul besoin cependant de faire le saut jusqu’à la version la plus haut de gamme. Les versions de bases du CX-3 sont en effet bien largement équipées malgré leur prix relativement abordable.

La version de base, la GX, propose d'entrée de jeu la climatisation, le régulateur de vitesse, la caméra de recul, un volant inclinable et téléscopique et les contrôles dynamiques de la stabilité. En plus de la boite automatique, faut-il le rappeler, tout cela pour un prix de départ de 20 695 $. La traction intégrale, optionnelle, ajoute 2000 $.

La version GS (22 695 $) ajoute des sièges chauffants et une sellerie de cuir synthétique, alors que la GT (28 695 $) propose des roues plus imposantes (18 pouces) et offre en option le groupe technologique, en plus de sièges recouverts de vrai cuir. Au maximum de l'équipement, le CX-3 est offert pour 30 495 $.

Dynamique et charmant à souhait, c’est par sa silhouette et son plaisir de conduite que le CX-3 connaitra du succès. Le Québec est sensible aux petits véhicules amusants, et on croirait presque que le CX-3 a été conçu pour nous.

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