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Déversement de pétrole : Transports Canada et la Garde côtière parlent maintenant d'une seule voix

Les nouvelles normes de sécurités en cas de déversement de pétrole seront appliquées tout le long du fleuve et pas seulement entre Québec et l'île d'Anticosti. Ottawa affirme avoir pris cette décision il y a deux mois, mais la Garde côtière reconnaît que l'information lui est parvenue seulement mercredi.

Un texte de Thomas Gerbet

La confusion autour de la nouvelle approche fédérale en cas de catastrophe a fait des vagues à la Chambre des communes. « Ce n'est pas clair », a dénoncé le porte-parole du NPD en matière de transport, Hoang Mai. Il estime que les communautés riveraines sont maintenues dans le flou avec deux ministères qui véhiculent des informations différentes.

La ministre des Transports Lisa Raitt a répondu qu'après des consultations avec les acteurs concernés le long du Saint-Laurent, elle a étendu la zone de couverture de risque jusqu'à Montréal. « Si le député avait lu le budget [du 21 avril], il le saurait », a-t-elle lancé.

Mais, le document du budget ne mentionne pas que le renforcement de la sécurité s'étendra jusqu'à Montréal. Des documents fédéraux présentés dans les derniers jours véhiculaient même le contraire.

D'ailleurs, en entrevue à Radio-Canada, le directeur principal des Stratégies de classe mondiale à la Garde côtière, Daniel Breton, confirme avoir reçu l'information seulement mercredi.

Avec sa nouvelle approche de sécurité, qui s'ajoute au système déjà en place, le fédéral s'engage à réduire le temps de réaction imposé aux pétrolières en cas de catastrophe. Il est pour le moment de 72 heures pour 10 000 tonnes d'hydrocarbure déversées. On ignore quel est le nouvel objectif sur le Saint-Laurent.

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