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03/06/2015 08:35 EDT | Actualisé 03/06/2016 01:12 EDT

Record de participation prévu au 25e "Davos africain"

Plus d'un millier de dirigeants économiques ou gouvernementaux étaient attendus au Cap à partir de mercredi pour le 25e "Davos africain", un record de participation attestant de l'importance de l'Afrique dans les stratégies d'expansion de maintes entreprises, selon les organisateurs.

Cela "reflète à la fois l'optimisme à l'égard des perspectives économiques de la région" et d'un "soutien sans précédent à la transformation de l'Afrique via la coopération public-privé", a souligné le Forum économique mondial (WEF).

Un rapport présenté par la firme londonienne JLL (immobilier, finances) observe que "sur les quinze dernières années, l'économie de l'Afrique a connu une croissance de près de trois points supérieure à celle du PIB mondial".

"Les pays africains, parmi lesquels le Mozambique, la Zambie ou l'Ethiopie, devraient croître plus vite que beaucoup d'économies émergentes, grâce aux investissements étrangers directs, à l'urbanisation rapide et à la classe moyenne émergente", ajoute ce rapport.

Et si pétrole, gaz et mines restent au coeur des motivations des investisseurs en Afrique, les services aux entreprises sont désormais en tête des investissements, tandis que distribution et BTP ne sont pas en reste, poursuit le rapport.

Au-delà des sujets habituels liés au développement et à la recherche de marchés, le forum doit aussi aborder jusqu'à vendredi des thèmes plus délicats comme les migrations, la lutte anti-terroriste et l'économie informelle.

Selon l'ONG Oxfam, les dirigeants économiques et politiques africains seraient également bien inspirés d'aborder la question des inégalités, de l'accès à l'éducation et des impôts.

"Pour l'Afrique, la Banque mondiale a calculé que les dix personnes les plus riches possèdent autant que la moitié la plus pauvre du continent soit plus d'un demi-million de personnes", a souligné Winnie Byanyima, directrice d'Oxfam, sur le site du Forum.

"L'Afrique peut produire de la croissance pour tout le monde et du développement durable uniquement si l'on réduit notamment l'évasion fiscale, et si l'on stoppe la concurrence toxique que se livrent les pays en matière fiscale" pour attirer les entreprises, a-t-elle plaidé.

L'intégration économique régionale et l'ouverture des frontières est aussi l'une des clés de la libération du potentiel de croissance de l'Afrique, selon le rapport sur l'Afrique 2015 de l'OCDE et du PNUD.

Les bases d'une vaste zone de libre-échange "tripartite" englobant le Marché commun des Etats d'Afrique australe et de l'Est (Comesa), la Communauté d'Afrique de l'Est (EAC) et la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) doivent être posées la semaine prochaine en Egypte.

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