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03/06/2015 07:49 EDT | Actualisé 03/06/2016 01:12 EDT

Poursuite lundi du procès du correspondant du Washington Post en Iran (avocate)

La deuxième audience du procès pour espionnage du correspondant du Washington Post en Iran, Jason Rezaian, aura lieu lundi à Téhéran, a indiqué mercredi son avocate, Leïla Ahsan, citée par l'agence Isna.

Le journaliste irano-américain, âgé de 39 ans, doit également répondre des faits de "collecte d'informations confidentielles", "collaboration avec des gouvernements hostiles" et "propagande contre le régime".

La famille de M. Rezaian a dénoncé des accusations "risibles", et le quotidien américain a estimé que le journaliste était "un pion dans les luttes" au sein du régime iranien, alors que les Etats-Unis ont protesté contre le manque de transparence du procès.

Le procès, qui se déroule à huis clos, a débuté le 26 mai devant la 15e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran, une cour spéciale qui juge les affaires politiques ou touchant à la sécurité nationale.

Lors de la première audience, qui avait duré un peu plus de trois heures, le juge avait signifié les charges, notamment l'accusation d'espionnage, qui pèsent contre le journaliste. Ce dernier n'avait pas présenté sa défense.

Jason Rezaian travaillait pour le quotidien américain depuis 2012. Il a été arrêté avec son épouse, la journaliste iranienne Yeganeh Salehi, à leur domicile au soir du 22 juillet 2014. Une autre femme, une photographe de presse dont le nom n'a pas été divulgué, avait aussi été arrêtée ce soir-là.

Les deux femmes ont été depuis libérées sous caution et la date de leur procès n'a pas été communiquée. Le journaliste du Post, dont l'état de santé s'est dégradé depuis son arrestation, est détenu depuis 10 mois à la prison d'Evine, dans le nord de la capitale.

Son incarcération avait provoqué de nouvelles tensions entre l'Iran et les Etats-Unis, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques depuis la Révolution islamique de 1979.

Washington a appelé les autorités iraniennes à libérer le journaliste mais Téhéran, qui ne reconnaît pas la double nationalité, affirme que le dossier est purement iranien et fait valoir l'indépendance du système judiciaire.

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