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03/06/2015 07:30 EDT | Actualisé 03/06/2016 01:12 EDT

Naufrage en sur le Yangzi: plus de 410 personnes seraient coincées dans l'épave

JIANLI, Chine - Les autorités chinoises multipliaient mercredi les efforts pour secourir les quelque 400 personnes qui seraient coincées dans l'épave du navire de croisière qui a chaviré lundi sur le fleuve Yangzi.Des dizaines de nouveaux plongeurs ont été déployés et une grue géante est arrivée sur place, possiblement pour tenter de redresser le navire.Le naufrage du Eastern Star pourrait se révéler être la pire catastrophe maritime à survenir en Chine en près de 70 ans. Les responsables chinois ont lancé une opération de sauvetage spectaculaire tout en contrôlant étroitement la couverture médiatique de l'accident.Le premier ministre Li Keqiang, le deuxième leader politique en importance du pays, s'est rendu dans le comté de Jianli, dans la province du Hubei, et a demandé un effort «sans retenue», 24 heures par jour, sept jours par semaine.Le diffuseur public chinois CCTV rapporte que 26 victimes ont été retirées de l'épave, dont la coque renversée est visible au-dessus du niveau de l'eau. Quatorze passagers ont survécu, dont certains qui ont rejoint la rive à la nage. La vaste majorité des 456 personnes qui se trouvaient à bord manquent toutefois à l'appel. Plusieurs étaient des touristes âgés qui participaient à une croisière entre Nanjing et Chongqing, dans le sud-ouest du pays.Le navire à tirant d'eau réduit, qui n'est pas conçu pour affronter le mauvais temps, a été frappé par ce que les autorités chinoises appellent un cyclone qui a généré des vents de 130 kilomètres/heure.Un expert a expliqué que la puissance du vent a été suffisante pour renverser le navire. L'accident s'est produit si rapidement que les canots et les gilets de sauvetage n'ont pu être utilisés.Près de 200 plongeurs s'activaient mercredi autour de l'épave, après l'arrivée de renforts depuis la capitale provinciale de Wuhan et d'aussi loin que la ville de Guangzhou.CCTV a révélé que les secouristes tentent de déterminer s'il serait préférable de découper la coque du navire — ce qui implique que des survivants se seraient réfugiés dans des poches d'air — ou de tenter de redresser l'épave à l'aide de deux remorqueurs et d'une grue.Des policiers et des soldats paramilitaires contrôlaient étroitement l'accès au site, et des dizaines de camions de l'armée étaient garés à proximité. Une vingtaine d'ambulances ont été vues quittant les lieux rapidement, avec leurs gyrophares allumés et leurs sirènes hurlantes.Des responsables locaux du Parti communiste et des représentants du ministère des Affaires étrangères ont escorté une cinquantaine de journalistes jusqu'à un site situé à 100 ou 200 mètres de la coque renversée, pour leur permettre d'observer les opérations de secours qui sont orchestrées depuis une immense barge ancrée à quelques kilomètres de l'épave.