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03/06/2015 12:47 EDT | Actualisé 03/06/2016 01:12 EDT

Le Hezbollah dit cerner le dernier carré jihadiste sur le sol libanais

Le Hezbollah chiite, allié indéfectible du régime syrien de Bachar al-Assad, a affirmé mercredi qu'il resserrait l'étau autour du dernier carré de jihadistes sur le sol libanais à la frontière avec la Syrie.

Les médias du puissant parti armé ont rapporté pour la première fois "de violents combats" entre ses combattants et ceux du Front Al-Nosra, branche syrienne d'Al-Qaïda, dans les environs d'Aarsal, une petite ville sunnite à la lisière de la Syrie, connue pour soutenir l'opposition et la rébellion contre le régime Assad.

C'est dans cette région que, selon les médias locaux, étaient retenus jusqu'à récemment 25 soldats et policiers libanais kidnappés depuis août 2014 par des jihadistes d'Al-Nosra et de l'Etat islamique (EI).

La télévision du Hezbollah, Al Manar, a notamment évoqué la prise de plusieurs hauteurs et la destruction de véhicules d'Al-Nosra dans cette région escarpée, "faisant des dizaines de morts et de blessés" parmi les jihadistes.

Le parti "encercle les grottes et les lieux où se trouvent les hommes armés d'Al-Nosra", a également rapporté la chaîne qui a montré des images de combattants grimpant à toute allure une colline, les présentant comme l'assaut contre les jihadistes.

Une source de sécurité libanaise a affirmé à l'AFP que "des combats se produisaient pour la première fois dans les environs d'Aarsal" mais n'était pas en mesure de confirmer l'avancée du Hezbollah.

Interrogée par l'AFP, l'armée libanaise s'est refusée à commenter les opérations du Hezbollah.

"Nous n'avons pas de commentaire à ce sujet. L'armée protège Aarsal et les localités (proches de la Syrie) et les a isolés des endroits où se trouvent les jihadistes", a indiqué un porte-parole. "Nous faisons notre devoir", a-t-il ajouté.

L'armée avait intensifié la semaine dernière ses patrouilles dans Aarsal "pour prévenir toute attaque en provenance des environs", avait indiqué à l'AFP le porte-parole.

Le Hezbollah, qui affirme vouloir protéger le Liban de "la menace jihadiste", combat depuis plus de deux ans en Syrie aux côtés du régime. Ces dernières semaines, le parti a affirmé avoir pris une grande partie de Qalamoun, une région syrienne frontalière de Liban.

Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, avait affirmé le 24 mai que "toute la frontière libanaise était désormais hors du contrôle des hommes armés à l'exception des environs d'Aarsal".

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