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03/06/2015 06:43 EDT | Actualisé 03/06/2016 01:12 EDT

La Russie dénonce la "chasse aux sorcières" après une décision du Parlement européen

La diplomatie russe a dénoncé mercredi le début d'une "chasse aux sorcières", après la décision du président du Parlement européen Martin Schulz de restreindre l'accès à son Assemblée à l'ambassadeur de Russie auprès de l'UE, Vladimir Tchijov.

"La chasse aux sorcières russes a commencé", a réagi mercredi une porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, sur sa page sur Facebook.

"On a l'impression que la bureaucratie européenne revient parfois à l'époque de la Sainte Inquisition", a-t-elle ajouté.

"Et puis après? Il y aura des tribunaux ecclésiastiques pour les diplomates russes ? Ils seront brûlés vifs à Bruxelles", s'interroge Mme Zakharova, en demandant au Parlement européen de fournir "un minimum d'explication logique" de sa décision.

Pour sa part, le président de la commission pour les Affaires étrangères à la Douma d'Etat (chambre basse du parlement), Konstantin Kosatchev, a appelé la Russie à riposter à ces "décisions répressives de l'UE", par des mesures "symétriques ou asymétriques".

Martin Schulz a annoncé mardi que l'institution avait décidé de "restreindre l'accès libre au Parlement à l'ambassadeur russe ainsi qu'à une autre personnalité russe", dont l'identité n'a pas été dévoilée, en représailles à l'interdiction faite par le Kremlin à 89 citoyens européens, critiques de la politique de Moscou, d'entrer en Russie.

Les ministères des Affaires étrangères de plusieurs pays de l'UE ont qualifié cette interdiction de "totalement arbitraire et injustifiée".

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov a, lui, rejeté le qualificatif "d'absurde" utilisé par l'UE, indiquant que cette liste russe n'était qu'une réponse aux sanctions des Occidentaux contre le Kremlin.

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