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03/06/2015 10:41 EDT | Actualisé 03/06/2016 01:12 EDT

La BCE encore loin d'abandonner sa politique très accommodante (Draghi)

Le président de la Banque centrale européenne Mario Draghi a assuré mercredi que la BCE était "vraiment loin" d'envisager de mettre fin à sa politique monétaire ultra-accommodante, qui passe notamment par des achats massifs de dettes.

Interrogé sur de possibles réflexions concernant une "stratégie de sortie" de sa politique monétaire et en particulier son "assouplissement quantitatif" - ses achats de dettes à raison de 60 milliards d'euros par mois en moyenne -, M. Draghi a estimé que l'institution était "très loin de cela".

"Nous ne discutons pas de cela", a-t-il précisé, dans la mesure où "il y a encore du chemin à faire" avant de revenir au niveau d'inflation proche de 2% visé par la Banque centrale européenne dans la zone euro. En mai, l'inflation dans cette région est ressortie à 0,3% sur un an. Pour 2015, la BCE table sur un taux de 0,3%, dans ses prévisions actualisées communiquées mercredi.

Le programme d'achat de dettes baptisé QE a commencé sur les chapeaux de roue, avec quelque 240 milliards d'euros de titres achetés depuis début mars et un mouvement de baisse prononcé des taux d'emprunt européens. Ces premiers succès, dont M. Draghi lui-même a dit qu'ils commençaient à produire leurs effets sur l'économie réelle par le biais notamment de conditions de financement plus avantageuses, ont conduit à des conjectures sur une mise à l'arrêt prématurée de ces achats ou au moins une réduction de la voilure.

"En cas de besoin, nous devrons peut-être revoir la taille, le calendrier ou les modalités du programme, mais jusqu'à présent franchement nous ne voyons aucune nécessité de le faire", a déclaré M. Draghi, qui a répété que la BCE entendait procéder à ses achats "au moins" jusqu'à fin septembre 2016, et que seule la "pleine réalisation" de son plan permettrait à ses projections macro-économiques - avec une inflation anticipée prévue à 1,8% en 2017 - de devenir réalité.

Outre le "QE", la BCE veut faire remonter les prix dans la zone euro par le biais de ses taux directeurs très bas, et de prêts géants très avantageux pour les banques.

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