NOUVELLES
03/06/2015 09:42 EDT | Actualisé 03/06/2016 01:12 EDT

Kiev accuse les rebelles prorusses d'avoir déclenché une "offensive majeure" contre les forces ukrainiennes

Les rebelles prorusses ont déclenché mercredi une "offensive majeure" contre les positions ukrainiennes dans l'est de l'Ukraine, malgré la trêve en vigueur, a affirmé l'état-major de l'armée ukrainienne dans un communiqué.

"Vers 04:00 les terroristes russes, en violation des accords de Minsk, ont lancé une offensive majeure sur les positions ukrainiennes (...). En direction de Mariinka, l'ennemi a envoyé plus de 10 chars et jusqu'à 1000 hommes contre les forces ukrainiennes", est-il précisé.

Les autorités ukrainiennes avaient fait état dès mercredi matin d'une attaque contre leurs positions près de Mariinka, qui se trouve à une vingtaine de kilomètres du centre de Donetsk, fief des séparatistes.

Mais le porte-parole militaire ukrainien Andriï Lyssenko s'était refusé à évoquer une offensive d'envergure.

Il s'agit d'"une tentative d'avancer mais cette attaque a lieu sur une petite partie du front, c'est pourquoi on ne peut pas parler d'une offensive de grande envergure", avait-il estimé au cours d'un point de presse.

De leur côté, les autorités séparatistes ont nié avoir lancé une offensive contre les forces ukrainiennes mais confirmé que des combats étaient en cours près de Mariinka.

L'Etat-major de l'armée ukrainienne a affirmé que les soldats ukrainiens avaient jusqu'à présent pu repousser l'attaque ennemie.

Mais ils ont dû recourir "à de l'artillerie, qui se trouvait auparavant dans une zone éloignée conformément aux accords de paix de Minsk", a-t-il admis.

Les armes de calibre supérieur à 100 millimètres auraient normalement dû être retirées de la ligne de front selon les accords de paix de Minsk 2, conclus en février et qui ont permis d'instaurer un nouveau cessez-le-feu.

Depuis son entrée en vigueur, celui-ci est resté très fragile avec des combats se poursuivant dans plusieurs zones de l'Est rebelle.

Le conflit a fait plus de 6.400 morts depuis son déclenchement en avril 2014.

Kiev et l'Occident accusent le Kremlin de soutenir et d'armer les séparatistes prorusses, ce que Moscou nie catégoriquement.

os-lap/nm/lpt