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03/06/2015 08:26 EDT | Actualisé 03/06/2016 01:12 EDT

Grèce : la proposition des créanciers sera la base des discussions, pas celle d'Athènes (Berlin)

Une proposition de réformes faite au gouvernement grec par les trois institutions avec lesquelles Athènes négocie servira de "base" aux discussions, et pas une liste présentée par la Grèce, a déclaré mercredi le ministère allemand des Finances.

"J'ai la nette impression que la liste (préparée par la Grèce) ne sera pas la dernière solution au problème", a dit à Berlin Martin Jäger, porte-parole du ministre des Finances Wolfgang Schäuble.

La Commission européenne, le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque centrale européenne (BCE) se sont entendus lundi pour présenter leurs propres propositions et celles-ci, attendues d'un jour à l'autre, constitueront "la base des discussions qui comptera à nos yeux", a-t-il dit au cours d'une conférence de presse régulière du gouvernement.

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras doit présenter mercredi soir à Bruxelles au président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker ses propositions, soit 46 pages, selon Athènes, qui n'a pas fourni d'autres éléments sur celles-ci.

Cette liste "est arrivée par surprise", a commenté M. Jäger, "après que nous avons attendu pendant des mois des propositions détaillées". Précisant ne pas en avoir pris connaissance, il a jugé que, sur la base des informations qui ont filtré notamment dans la presse grecque, ce document "ne répondait pas entièrement aux exigences", rejoignant en cela une source proche des négociations qui s'était confiée à l'AFP.

Les propositions grecques, qui selon la presse hellène portent notamment sur une réforme de la fiscalité et remettent au programme des privatisations partielles, "doivent être prises en compte dans la discussion", a-t-il concédé.

Le gouvernement grec aux abois négocie depuis fin février avec les trois institutions pour obtenir, en échange d'engagements à faire des réformes, le déblocage de plusieurs milliards d'euros d'aides financières. Les discussions ont piétiné pendant des mois, et malgré de récents progrès achoppent toujours notamment sur des réformes du marché du travail et des retraites en Grèce.

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