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03/06/2015 07:09 EDT | Actualisé 03/06/2016 01:12 EDT

Grèce: "Il faut éviter la division, l'Europe doit faire ce qu'il faut" (Tsipras)

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras s'est dit confiant mercredi dans une solution avec les partenaires européens sur l'avenir financier de son pays et a souligné que "l'Europe doit faire ce qu'il faut" en évitant la division.

"Il faut que nous évitions la division, je suis sûr que les dirigeants européens vont faire ce qu'il faut", a indiqué Alexis Tsipras aux médias avant de s'envoler pour Bruxelles où il doit rencontrer le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, pour tenter de trouver un accord permettant le déblocage d'une tranche de prêts vitale à la survie financière de la Grèce.

"Hier soir j'ai reçu l'invitation de Jean-Claude Juncker pour aller à Bruxelles discuter avec lui et je l'ai acceptée avec une grande joie", a dit Alexis Tsipras, précisant qu'il entendait "discuter sur la base de la proposition du gouvernement grec".

Le Premier ministre a répété qu'Athènes avait soumis aux créanciers son offre d'accord détaillant les propositions de réformes et de mesures budgétaires mais qu'il n'y avait "pas reçu de commentaire de la part des partenaires" à ce sujet.

Il a ajouté qu'il n'avait pas non plus été destinataire d'une contre-proposition, "comme nous l'entendons dire, de la part des institutions créancières".

"Nous avons besoin d'unité (...) les dirigeants européens doivent avancer en faisant preuve de réalisme, comme le fait depuis trois mois le gouvernement grec en négociant les droits du peuple grec au profit d'une Europe unie", a affirmé le Premier ministre.

Depuis l'accord du 20 février entre le nouveau gouvernement grec de la gauche radicale d'Alexis Tsipras et les créanciers, UE et FMI, qui a prolongé l'aide au pays jusqu'à la fin juin, Athènes négocie en vue du versement de la dernière tranche des prêts au pays, soit 7,2 milliards d'euros, en suspens depuis près d'un an.

Les créanciers exigent de nouvelles mesures de rigueur mais le gouvernement grec refuse de continuer la politique d'austérité imposée au pays depuis cinq ans en échange des prêts internationaux. Toutefois, Athènes, en grande difficulté financière, a admis récemment avoir fait "des concessions" pour arriver à un consensus avec ses partenaires avant la date échéance de l'expiration du plan d'aide fin juin.

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