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03/06/2015 11:24 EDT | Actualisé 03/06/2016 01:12 EDT

Grèce: Hollande voit un "règlement possible" dans "quelques heures" et prône l'équilibre

Le président français François Hollande a estimé mercredi que l'Europe et les institutions internationales étaient "à quelques heures" d'un "possible règlement pour la Grèce", en plaidant pour un compromis équilibré entre Athènes et ses créanciers.

Le chef de l'Etat français a précisé à l'AFP qu'il s'apprêtait à s'entretenir avec le Premier ministre grec Alexis Tsipras et la chancelière allemande Angela Merkel, peu avant une importante réunion programmée dans la soirée à Bruxelles.

"Je vais avoir Tsipras au téléphone tout à l'heure, ainsi que Mme Merkel", a dit M. Hollande.

"Nous sommes à quelques jours, (...) à quelques heures d'un possible règlement", a estimé le président français lors d'une réunion de l'OCDE à Paris.

Il a souligné que "trop demander à la Grèce serait empêcher le retour d'une croissance" dans ce pays, "mais ne rien lui demander ou pas assez aurait des conséquences sur l'ensemble de la zone euro".

"Tout doit être fait dans des conditions qui respectent le peuple grec, mais qui respectent aussi les règles que l'Europe s'est données pour qu'une solution puisse être négociée durablement", a-t-il ajouté.

La Grèce et ses créanciers vont tenter mercredi soir à Bruxelles de trouver les bases d'un accord permettant de débloquer une tranche de prêts vitale à la survie financière du pays, après des mois de négociations infructueuses.

Le rendez-vous, auquel prendront part Alexis Tsipras, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker et le patron de la zone euro, Jeroen Dijsselbloem, ainsi que des représentants de la BCE et du FMI, pourrait une nouvelle fois tourner au bras de fer, Athènes et ses créanciers ayant chacun mis au point leur propre programme de réformes.

A contrario de M. Hollande, le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble, tenant d'une ligne dure à l'égard d'Athènes, a estimé que les propositions grecques confirmaient à ce stade son pessimisme sur la possibilité d'un accord rapide.

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