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03/06/2015 15:19 EDT | Actualisé 03/06/2016 01:12 EDT

Elections Fifa: "Je n'ai rien décidé, je n'exclus rien" (Champagne)

"Je n'ai rien décidé, je n'exclus rien" en vue de l'élection à la présidence de la Fifa, a déclaré le Français Jérôme Champagne, après la démission de Joseph Blatter sur fond de scandales de corruption, mercredi dans une interview à l'AFP.

"Je regarde la situation et une fois de plus je respecte un délai de décence", a déclaré M. Champagne, interrogé pour savoir s'il serait candidat à la succession de M. Blatter mais qui a fort peu de chances sur le papier.

L'ex-vice secrétaire général adjoint de la Fifa n'avait pas obtenu les cinq parrainages de fédérations pour se présenter face à Blatter, réélu vendredi pour un 5e mandat avant de présenter sa démission mardi.

"Le ballet des prétendants s'est déjà mis en place, je n'ai rien décidé, mais je n'exclus rien non plus", a-t-il ajouté lors d'une interview à Zurich.

"Je suis le seul qui a eu un programme détaillé, calculé, basé sur une double expérience à travers le monde et à l'intérieur du football. Ce programme reste tout à fait d'actualité: on a annoncé la mise en place d'une division du football professionnel, je l'avais demandé. On souhaite que les membres du comité exécutif soient élus par le congrès, le débat est lancé, donc, attendons de voir", a encore souligné M. Champagne.

Concernant la démission de Sepp Blatter, M. Champagne a éprouvé "de la surprise, de la stupéfaction, aussi de la tristesse car je suis convaincu que l'histoire rendra hommage au travail fait pendant 40 ans".

"Il faut faire le ménage, mais respectons la présomption d'innocence", a-t-il ajouté.

Pour ce diplomate de profession, également ancien responsable des relations internationales de la Fifa, "dans la justice américaine, il y a une forte dimension de médiatisation, ça fait partie de leurs méthodes. Mais je pense qu'ici en Suisse on est beaucoup plus respectueux de la présomption d'innocence".

"En ce moment, on lâche des noms en pâture sans pour autant que les faits soient avérés. Dans les dictatures, on est coupable jusqu'à ce qu'on ait prouvé son innocence, dans les démocraties c'est l'inverse", a encore lancé M. Champagne.

"Il faut faire le ménage, c'est absolument nécessaire. Je ne sais pas ce qui va se passer, mais moi, je ne pense qu'à une chose, l'intérêt de la Fifa et du football", a encore expliqué M. Champagne pour qui la Fifa a commencé à prendre une position "très claire qui figurait dans ma plateforme électorale: rendre le gouvernement de la Fifa aux véritables propriétaires que sont les fédérations".

"Les confédérations jouent un grand rôle et l'UEFA fait du bon travail, mais elle ne peut pas avoir une sorte de rôle politique se considérant, parce qu'elle organise la Ligue des champions, comme le second gouvernement du foot mondial", a-t-il encore jugé, s'adressant ainsi au président de l'UEFA, Michel Platini, possible candidat à la présidence de la Fifa.

ebe/sk