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03/06/2015 19:01 EDT | Actualisé 03/06/2016 01:12 EDT

11,3 milliards de CA pour les meilleures ligues d'Europe, dont 3,9 en Angleterre (étude)

Les cinq meilleurs championnats d'Europe ont augmenté de 15% leur chiffre d'affaires global qui a atteint 11,3 milliards d'euros lors de la saison 2013-2014, dont 3,9 pour la seule Premier League anglaise, selon une étude du cabinet Deloitte publiée jeudi.

Cette saison-là, 19 des 20 clubs de l'élite anglaise, qui renforce sa position dominante mondiale en termes de recettes générées, ont même dégagé un bénéfice d'exploitation d'un montant cumulé de 614 millions de livres, dont 117 pour Manchester United (nouveau record). Le chiffre d'affaires de ce championnat a explosé de 29% et celui de chaque club a atteint en moyenne 163 millions de livres.

"L'impact de l'accord sur les droits de diffusion en Premier League se voit clairement, explique dans la 24e étude du genre l'analyste Dan Jones. Les droits TV ont augmenté de 569 millions de livres et ont compté pour 78% de la croissance globale des revenus. En ajoutant la croissance commerciale et celle de la billetterie, cela signifie 735 millions de livres d'augmentation d'une année sur l'autre. En 2013-2014, le club anglais recevant le moins de droits TV domestiques a gagné davantage via cette manne que tous les clubs du reste de l'Europe sauf cinq."

En termes de revenus, l'Allemagne, l'Espagne, l'Italie et la France suivent, dans cet ordre, la tendance. La Bundesliga, la Liga, la Serie A et la Ligue 1 ont respectivement augmenté de 13% (2,3 milliards d'euros), 3% (1,9 milliard d'euros), 1% (1,7 milliard d'euros) et 15% (1,5 milliard d'euros) leurs rentrées d'argent.

En Espagne, l'amélioration du chiffre d'affaires du championnat est toutefois supportée uniquement par le Real et l'Atletico, les revenus des 18 autres clubs ayant baissé.

En France, le Paris SG pèse 75 des 201 millions d'euros de recettes globales supplémentaires. En revanche, la perte d'exploitation globale a explosé en L1 et a atteint 140 millions d'euros, contre seulement trois millions la saison précédente.

Dans le même temps, la Premier League a réduit de 6% sa dette globale et celle-ci atteint désormais 2,4 milliards de livres.

Pour la première fois depuis 2007, le rapport masse salariale/recettes des cinq ligues européennes majeures est inférieur à 70%. La moyenne globale de 59% est même la plus basse depuis 2000.

Ce ratio de 70% correspond à la situation italienne avec une masse salariale globale et inchangée de 1,2 milliard d'euros.

Le rapport de la France est de 64%, avec une masse salariale en augmentation de 11%, qui atteint désormais un milliard d'euros.

L'Angleterre suit avec 58% et 2,3 milliards d'euros avalés en salaires (+9%). Avec 49%, l'Allemagne reste le meilleur élève européen, malgré une masse salariale également en augmentation (+9% et 1,1 milliard d'euros).

Pour réaliser son étude, Deloitte a appliqué un taux de change de 1,1958 euros pour une livre.

cd/pn/sk