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02/06/2015 11:58 EDT | Actualisé 02/06/2016 01:12 EDT

Une sépulture exceptionnelle d'une dame du XVIIe siècle mise au jour en France

Un cercueil en plomb abritant le corps exceptionnellement bien conservé d'une noble dame du XVIIe siècle, vêtue d'un costume complet de religieuse, a été mis au jour lors de fouilles archéologiques préventives au couvent des Jacobins de Rennes dans l'ouest de la France.

La dépouille d'1m45 enfermée dans le sarcophage, découvert en mars 2014 dans la chapelle Saint-Joseph du couvent, est probablement celle de Louise de Quengo, une veuve de la haute noblesse bretonne, morte en 1656 à plus de 60 ans. Le coeur de son mari, Toussaint de Perrien, a en effet été retrouvé à proximité, ont expliqué mardi les archéologues à la presse.

Le cercueil a été retrouvé sur un site de construction du futur centre des congrès de la ville de Rennes.

Quatre cercueils en plomb du XVIIe siècle avaient également été retrouvés dans le couvent, comme 800 autres sépultures, mais ils renfermaient uniquement des squelettes.

Dans le sarcophage de Louise, "on a tout de suite vu qu'il y avait beaucoup de volume, des tissus, des chaussures", raconte Rozenn Colleter, archéologue à l'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap). Et, sous la cape, "on a pu distinguer des mains qui tenaient un crucifix".

Le corps a subi deux scanners et a été autopsié."Avec Louise, on est allés de surprise en surprise", a expliqué Fabrice Dedouit, radiologue et médecin-légiste à Toulouse (sud-ouest). Les examens révèlent des "calculs rénaux importants" et des "adhérences pulmonaires" tandis que le coeur a été prélevé "avec une réelle maîtrise de la pratique chirurgicale".

Les vêtements, détériorés par les sucs de putréfaction, ont pu être restaurés et devraient être exposés.

La veuve, qui avait probablement choisi de finir ses jours au couvent comme il était d'usage alors, portait une tenue sans fioritures: une cape, une robe de bure, une chemise en toile, avec aux pieds des mules à semelle de liège et des chausses en laine. Un suaire recouvrait son visage, deux bonnets et une coiffe couvraient sa tête.

D'ici quelques mois, son corps sera de nouveau inhumé à Rennes.

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