NOUVELLES
02/06/2015 08:38 EDT | Actualisé 02/06/2016 01:12 EDT

Une réunion inter-yéménite pourrait se tenir dans deux semaines à Genève

Des pourparlers de paix inter-yéménites pourraient se tenir dans deux semaines environ à Genève sous l'égide de l'ONU, a indiqué mardi le porte-parole du gouvernement en exil, Rajah Badi.

"Il y a des efforts et des consultations pour tenir une réunion dans deux semaines à Genève entre l'autorité légitime et les rebelles (chiites) Houthis, sous l'égide des Nations unies", a déclaré M. Badi à l'AFP.

Une précédente tentative onusienne de convoquer une conférence de paix le 28 mai à Genève avait échoué à la dernière minute en raison de conditions préalables posées par des belligérants.

"Ces discussions doivent se fonder sur la mise en oeuvre de la résolution 2216" adoptée en avril par le Conseil de sécurité de sécurité de l'ONU, a dit le porte-parole du gouvernement yéménite en exil à Ryad. "C'est ce sur quoi nous insistons".

Cette résolution avait imposé des sanctions aux Houthis et à leurs alliés et les avait sommés de se retirer des territoires conquis depuis l'année dernière, y compris de la capitale Sanaa.

"Il n'y a pas de discussions actuellement sur une trêve", a précisé M. Badi, alors que des frappes aériennes de la coalition menée par l'Arabie saoudite ont visé mardi des positions rebelles à Taëz et à Dhaleh (sud), selon des habitants.

A Mascate, capitale du sultanat d'Oman, des discussions informelles se sont poursuivies pendant au moins trois jours entre des responsables de la rébellion chiite yéménite et des représentants américains, a-t-on indiqué mardi de source diplomatique.

Les Houthis ont notamment exigé l'arrêt des bombardements saoudiens et un acheminement sans entrave de l'aide humanitaire, alors que Ryad empêche des navires iraniens d'accéder directement au Yémen, a précisé un diplomate à l'AFP.

"Nous ne participons pas à ces discussions qui se déroulent exclusivement entre Américains et rebelles Houthis", a dit M. Badi en espérant que les Américains feraient "pression sur les Houthis pour qu'ils appliquent la résolution 2216".

Alors que ces contacts se poursuivaient, un Américain parmi plusieurs détenus au Yémen a été libéré et accueilli lundi à Oman.

Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a précisé que l'Américain Casey Coombs, journaliste indépendant ayant collaboré à Time et The Intercept, avait été libéré après deux semaines de détention aux mains des Houthis.

Oman est la seule des six monarchies du Golfe à ne pas participer à la coalition militaire sous commandement saoudien au Yémen. Elle entretient de bonnes relations aussi bien avec l'Arabie saoudite sunnite qu'avec l'Iran chiite, les deux grands pays rivaux de la région.

Oman ne joue pas un rôle de médiateur, mais plutôt celui d'un "facilitateur" dans les discussions entre Américains et Houthis, qualifiées de simples "approches", a dit le diplomate à Mascate.

wak/lyn/ras/jri