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02/06/2015 13:16 EDT | Actualisé 02/06/2016 01:12 EDT

Un quart de finale aux allures de finale à Roland-Garros

Le stade Philippe-Chatrier de Roland-Garros sera le théâtre d'un duel entre deux géants du tennis masculin, mercredi. Novak Djokovic et Rafael Nadal se disputeront une place dans le carré d'as.

D'un côté, le numéro un mondial, qui est tout simplement intouchable depuis quelques mois. Djokovic surfe actuellement sur une séquence de 27 victoires.

Le Serbe a également remporté cinq des sept tournois auxquels il a pris part cette saison. Il s'est adjugé les Internationaux d'Australie et les Masters d'Indian Wells, Miami, Monte-Carlo et Rome.

Les deux seules défaites que Djokovic a subies en 2015, contre Ivo Karlovic à Doha et Roger Federer à Dubaï, semblent être à des années-lumière.

De l'autre, le nonuple champion des Internationaux de France, qui malgré une campagne en dents de scie, demeure un candidat de choix au titre en raison de sa tenue sur la terre battue parisienne : 70 gains contre 1 maigre revers.

Un seul joueur a d'ailleurs réussi à résoudre l'énigme Nadal à la Porte d'Auteuil : le Suédois Robin Soderling, en huitièmes de finale de l'édition 2009.

La septième fois sera-t-elle la bonne?

Vainqueur des trois autres manches du grand chelem, Djokovic est passé bien près de pouvoir célébrer dans la capitale française, mais à chacune des occasions un certain Majorquin a mis un terme à ses aspirations.

Nadal a prévalu contre son futur adversaire à six reprises dans ce qui est considéré comme sa forteresse imprenable. Il lui a montré la porte de sortie en quarts de finale en 2006, en demi-finales en 2007, 2008 et 2013 ainsi qu'au tour décisif en 2012 et 2014.

Le Djoker est d'ailleurs conscient qu'il y a une aura qui gravite autour de Nadal lorsque celui-ci se produit à Roland-Garros.

« L'affronter ici et dans un autre tournoi est deux choses complètement différentes. »

La première raquette mondiale affiche tout de même une pleine confiance en ses moyens en raison de ses récents succès. Son rendement de 39-2 en 2015 lui donne raison.

« Le fait que j'ai eu une grande saison jusqu'ici et que je me sente bien dans tous les aspects de mon jeu m'autorise à croire que je peux gagner. »

Une confiance ébranlée

L'Espagnol a débarqué en France cette année avec quelques nuages au-dessus de la tête. Pour la première fois depuis sa première consécration (2005), il n'a remporté aucune des grandes compétitions européennes sur terre battue précédant Roland-Garros.

Au cours des derniers mois, Nadal a même avoué que ses difficultés sur le terrain étaient dues au fait qu'il n'avait plus sa confiance habituelle.

Depuis l'amorce de la quinzaine, il a toutefois donné l'impression d'avoir retrouvé son flegme et l'assurance des beaux jours.

« Ma dynamique a beaucoup changé et je prends à nouveau du plaisir sur le court, parce que je suis capable de jouer plus souvent avec calme, a-t-il expliqué. C'est ce calme qui vous donne la capacité de jouer à votre meilleur niveau. Je pense que je vais mieux à nouveau. »

Mercredi, les deux hommes croiseront la raquette pour une 44e occasion sur le circuit de l'ATP. Nadal a l'avantage 23-20 au cumulatif, 14-5 sur la terre battue, 9-3 en tournois du grand chelem et 6-0 aux Internationaux de France.

Malgré ces reluisantes statistiques, le Taureau de Manacor n'a jamais été autant à la portée de Djokovic.

Un triomphe contre Nadal et le Serbe pourrait aussi se prendre à rêver à un grand chelem dans la même année civile, ce que seul l'Australien Rod Laver (1962 et 1969) a réussi dans l'ère moderne.

Djokovic est dans une forme idéale pour voir ses espoirs se concrétiser. Reste à voir si Nadal lui brisera son rêve, une fois de plus.