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01/06/2015 22:40 EDT | Actualisé 01/06/2016 01:12 EDT

Sexisme dans la Silicon Valley? Ellen Pao veut repartir à l'attaque en justice

Ellen Pao, une ex-salariée d'une société de capital-risque de la Silicon Valley déboutée fin mars d'une plainte pour sexisme contre son ancien employeur après un procès très médiatisé, va faire appel de cette décision.

Dans un document judiciaire déposé lundi auprès d'un tribunal de San Francisco, les avocats d'Ellen Pao annoncent son intention de faire appel, sans spécifier sans l'immédiat sur quelles bases légales ils comptent se fonder.

Ellen Pao affirmait avoir été renvoyée fin 2012 de Kleiner Perkins Caufield and Byers (KPCB) car elle s'était plainte d'être victime de discrimination. Elle réclamait 16 millions de dollars, le manque à gagner en salaire qu'elle aurait perçu si elle n'avait pas été renvoyée.

Les défenseurs de KPCB avaient eux décrit une femme calculatrice, guidée par le ressentiment et la cupidité, affirmant qu'elle n'avait pas été promue parce qu'elle n'avait pas les compétences nécessaires et non pas parce qu'elle était une femme ou qu'elle avait entretenu une liaison avec un collègue marié.

Après deux jours de délibérations, un jury composé de six hommes et six femmes avait donné raison à la société de capital-risque.

Le procès avait été particulièrement suivi alors que beaucoup d'Américaines dénoncent le manque de diversité au sein des entreprises technologiques. Le monde du capital-risque est aussi particulièrement dominé par les hommes.

Créé en 1972, KPCB est devenu célèbre en soutenant les aventures de géants d'internet comme Facebook, Amazon et Google.

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