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02/06/2015 12:27 EDT | Actualisé 02/06/2016 01:12 EDT

Roland-Garros - Ana Ivanovic : "Ça signifie beaucoup pour moi"

Ana Ivanovic a savouré pleinement mardi sa qualification pour les demi-finales de Roland-Garros, ce qui "signifie beaucoup" pour la Serbe, victorieuse du tournoi en 2008.

Q : Qu'est-ce que cette victoire représente pour vous ?

R : "Je suis évidemment ravie de jouer ma première demi-finale depuis 2008. Ça a été une longue route et beaucoup de travail. Aujourd'hui c'était un match très dur, même si le score ne le montre pas. Les conditions étaient difficiles - pour nous deux - avec beaucoup de vent. J'ai juste essayé de m'en tenir à mon plan de jeu et plus bouger, parce que c'est ce qu'il faut faire quand il y a du vent. Je suis très contente d'avoir réussi à faire ça et de lui avoir mis la pression. Je savais que je devais rester calme, surtout dans ces conditions.

Q : Est-ce que vous aviez oublié la sensation que ça fait d'être en demi-finale d'un tournoi du Grand Chelem ?

R : "Non, je me rappelle cette sensation, mais évidemment je suis ravie. Vous ne pouvez jamais être sûre de gagner un match, encore moins en quart de finale. Ce n'est pas tous les jours que vous allez aussi. Ça faisait longtemps. Je suis vraiment heureuse. Je connais les sensations et les émotions. Et gagner sur le court Philippe-Chatrier, ça signifie beaucoup pour moi. Je prends cette victoire avec beaucoup d'humilité et j'ai conscience de tout le dur travail que j'ai fait et que les gens autour de moi ont fait pour me mettre dans cette position.

Q : Votre présence dans le dernier carré remonte à 2008. Dans quelle mesure êtres-vous différente 7 ans plus tard ?

R : "Évidemment, il y a 7 ans, c'était une expérience complètement différente. J'étais plus jeune bien sûr et finalement encore inexpérimentée. J'étais excitée et j'avais l'impression que je pouvais tout réussir. Et c'est clair que j'ai connu de nombreuses victoires et de bons résultats. Mais je ne les ai sûrement pas appréciés autant que je le fais maintenant. J'ai vieilli, je suis plus mature et je sais dorénavant exactement ce que je veux et ce dont j'ai besoin. Maintenant je peux dire : +non, ça ce n'est pas ce que je veux+. J'ai toujours été une perfectionniste même quand j'étais petite, à l'école. Avec le temps j'ai appris qu'on ne pouvait pas être parfaite tout le temps et qu'il fallait savoir l'accepter. Ça n'a pas été facile mais maintenant il m'arrive de me pardonner. Et comme je l'ai déjà dit, j'ai la mémoire courte".

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