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02/06/2015 10:21 EDT | Actualisé 02/06/2016 01:12 EDT

Progrès "insuffisants" dans les discussions avec Athènes (Dijsselbloem)

Les progrès dans les discussions avec Athènes sur les réformes à mettre en oeuvre pour le déblocage d'un financement vital pour son économie sont "insuffisants", a déclaré mardi le président de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem.

"Des progrès sont enregistrés, mais c'est vraiment insuffisant", a déclaré celui qui est aussi ministre des Finances des Pays-Bas, dans un entretien à la télévision néerlandaise privée RTL.

"Nous ne sommes pas assez loin (dans les négociations), c'est notre conclusion", a-t-il ajouté, avant de conclure : "le temps presse".

Une porte-parole de la Commission européenne a affirmé mardi qu'il était trop tôt pour parler d'un accord entre la Grèce et le Fonds monétaire international, la Banque centrale européenne et la Commission européenne.

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras avait pourtant annoncé plus tôt dans la journée que son gouvernement avait présenté "la nuit dernière un plan complet" aux créanciers internationaux du pays, l'UE, la BCE et le FMI.

Les négociations durent depuis des mois et portent sur les conditions de versement de la dernière tranche de 7,2 milliards d'euros des prêts jusque là été consentis au pays.

Or, le FMI, l'UE et la BCE réclament à Athènes des réformes qui pour certaines vont à contre-courant des promesses électorales d'Alexis Tsipras, à la tête d'un gouvernement de gauche radicale.

M. Dijsselbloem a assuré que si les institutions étaient prêtes à faire des compromis sur le type de mesures à mettre en place, il n'était pas question de remettre en cause l'ampleur des réformes.

"Nous ne pouvons pas nous rencontrer à mi-chemin, le paquet total doit être solide", a-t-il soutenu.

Durant la nuit de lundi à mardi, un mini-sommet impromptu a réuni à Berlin les dirigeants des institutions créancières de la Grèce ainsi que François Hollande et Angela Merkel pour évoquer le cas grec.

Le plan d'aide pour la Grèce prend fin le 30 juin, et faute d'accord, le pays, qui ne peut pas se financer sur les marchés, sauf à des taux prohibitifs, ne recevra plus d'assistance financière et risque de se retrouver en faillite.

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