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02/06/2015 10:46 EDT | Actualisé 02/06/2016 01:12 EDT

Progrès "insuffisants" dans les discussions avec Athènes (Dijsselbloem)

Les progrès dans les discussions avec Athènes sur les réformes à mettre en oeuvre pour le déblocage d'un financement vital pour son économie sont "insuffisants", a déclaré mardi le président de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem.

"Des progrès sont enregistrés, mais c'est vraiment insuffisant", a déclaré celui qui est aussi ministre des Finances des Pays-Bas, dans un entretien à la télévision néerlandaise privée RTL.

"Nous ne sommes pas assez loin (dans les négociations), c'est notre conclusion", a-t-il ajouté, avant de conclure : "Le temps presse".

Il a estimé que le déblocage de 7,2 milliards d'euros, la dernière tranche des prêts jusque là consentis au pays, était impossible cette semaine.

"S'il y a un accord cette semaine, il devra passer devant l'eurogroupe", a-t-il dit : "même en théorie, ce n'est pas possible cette semaine".

Une porte-parole de la Commission européenne a affirmé mardi qu'il était trop tôt pour parler d'un accord entre la Grèce et le Fonds monétaire international, la Banque centrale européenne et la Commission européenne.

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras avait pourtant annoncé plus tôt dans la journée que son gouvernement avait présenté "la nuit dernière un plan complet" aux créanciers internationaux du pays, l'UE, la BCE et le FMI.

Les négociations durent depuis des mois. Le FMI, l'UE et la BCE réclament à Athènes des réformes qui pour certaines vont à contre-courant des promesses électorales d'Alexis Tsipras, à la tête d'un gouvernement de gauche radicale.

M. Dijsselbloem a assuré mardi que si les institutions étaient prêtes à faire des compromis sur le type de mesures à mettre en place, il n'était pas question de remettre en cause l'ampleur des réformes.

"Nous ne pouvons pas nous rencontrer à mi-chemin, le paquet total doit être solide", a-t-il soutenu.

"Le nouveau gouvernement peut établir d'autres priorités, mais le paquet, dans son ensemble, comme cela avait été convenu avec le gouvernement précédent, doit être suffisant d'un point de vue budgétaire", a poursuivi M. Dijsselbloem.

Durant la nuit de lundi à mardi, un mini-sommet impromptu a réuni à Berlin les dirigeants des institutions créancières de la Grèce ainsi que François Hollande et Angela Merkel pour évoquer le cas grec.

Le plan d'aide pour la Grèce prend fin le 30 juin, et faute d'accord, ce pays, qui ne peut pas se financer sur les marchés, sauf à des taux prohibitifs, ne recevra plus d'assistance financière et risque de se retrouver en faillite.

La Grèce doit rembourser d'ici à vendredi une somme de 300 millions d'euros qu'elle doit au FMI. Au total, elle doit rembourser quelque 1,6 milliard d'euros ce mois-ci, une somme dont elle ne dispose actuellement pas.

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