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02/06/2015 17:32 EDT | Actualisé 02/06/2016 01:12 EDT

Pensionnats autochtones: Harper n'accepte pas le terme «génocide culturel»

OTTAWA - Le premier ministre Stephen Harper refuse de souscrire à l'expression «génocide culturel» pour qualifier ce qui est survenu dans les pensionnats autochtones.Invité par le chef néo-démocrate Thomas Mulcair à se prononcer sur la question en Chambre, mardi, le chef conservateur a préféré employer le terme «assimilation forcée» pour décrire ce sombre chapitre de l'histoire canadienne.Il n'a donc pas voulu reprendre à son compte ce terme lourd de sens que l'on retrouve dans le tout premier paragraphe du rapport de la Commission vérité et réconciliation (CVR).Celui-ci conclut que «l'établissement et l'opération de pensionnats autochtones» étaient une «partie centrale» d'une politique gouvernementale ne pouvant «être décrite que comme un génocide culturel».L'expression avait également été employée il y a quelques jours par la juge en chef de la Cour suprême du Canada, Beverley McLachlin, dans un discours.Et elle est acceptée par les chefs des deux principaux partis d'opposition aux Communes, Thomas Mulcair et Justin Trudeau.Le dirigeant du Nouveau Parti démocratique (NPD) ne l'a pas dit explicitement, mardi, «mais la raison pour laquelle il a demandé au premier ministre s'il était d'accord avec ce terme, c'est parce qu'il l'accepte», a précisé son attaché de presse, George Smith.Son adversaire libéral l'accepte également: «Je suis d'accord avec les conclusions du rapport et de la juge en chef de la Cour suprême que ce fut un génocide culturel», a résumé M. Trudeau en point de presse.Si M. Harper a refusé d'employer le terme, mardi, il a tenu à rappeler que son gouvernement avait présenté des excuses aux anciens élèves des pensionnats au nom de tous les Canadiens en 2008.