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02/06/2015 10:21 EDT | Actualisé 02/06/2016 01:12 EDT

Parizeau a fait entrer le Québec dans la modernité, dit PKP

QUÉBEC - L'ex-premier ministre Jacques Parizeau, décédé lundi soir, a fait entrer le Québec dans la modernité, a déclaré mardi le chef péquiste Pierre Karl Péladeau.M. Péladeau a fait ces commentaires en marge d'un événement à Québec en prévision de la prochaine élection partielle de Chauveau, quelques heures après l'annonce de la mort de M. Parizeau.M. Péladeau a rappelé plusieurs des réalisations significatives de M. Parizeau, qui a été haut fonctionnaire avant de faire de la politique active ensuite.M. Parizeau était au nombre des personnalités politiques souverainistes à avoir appuyé le saut en politique de M. Péladeau l'an dernier. L'ancien premier ministre était resté neutre dans la récente course à la direction.Auparavant, M. Parizeau avait appuyé Option nationale et son chef, Jean-Martin Aussant, qui avait claqué la porte du PQ.L'automne dernier, dans un discours, M. Parizeau avait dénoncé le flou référendaire et la «dérive» du Parti québécois. Il avait estimé que les souverainistes étaient devant un «champ de ruines».À Lac-Beauport, où il faisait campagne avec son candidat, M. Péladeau a souligné l'audace dont M. Parizeau a fait la preuve tout au long de son engagement politique.«Il a consacré sa vie au Québec, l'un de ses plus beaux legs au Québec est celui de sa modernité, a-t-il dit. La liste de ses réalisations est impressionnante, pensons à ce geste d'affirmation nationale qui fut la nationalisation des compagnies d'électricité, son courage, son audace d'avoir confronté le syndicat des banques torontoises à l'époque de la création du régime des rentes, de la SGF, de la Caisse de dépôt.»Le chef péquiste a expliqué que M. Parizeau est une source d'inspiration pour lui.«Ses réalisations sont nombreuses et ont propulsé le Québec dans sa modernité, a-t-il dit. C'est un grand homme, un grand bâtisseur du Québec que nous avons perdu hier soir.»Le député péquiste François Gendron a de son côté souligné la rigueur et le sens de l'État de M. Parizeau.M. Gendron, qui a été du premier gouvernement péquiste élu en 1976, a rappelé qu'il avait bénéficié de ses conseils, alors qu'il était jeune ministre.«M. Parizeau était un homme d'État, a-t-il dit. le conseil des ministres, c'est sérieux, il faut que ce soit court, précis, décisionnel. Ça c'est le sens de l'État.»M. Gendron a rappelé qu'il était intimidé dans ses débuts par l'expérience de M. Parizeau, une impression qui s'est dissipée au fil de leurs fréquentations des années qui ont suivi, au pouvoir comme dans l'opposition.«Moi-même je créais une distance par rapport à M. Parizeau, parce que je me disais: il sait tout, a-t-il dit. Mais rapidement, il m'a aidé à la corriger, quand j'ai négocié pour des rencontres fédéral-provincial, à plusieurs reprises M. Parizeau a été un bon, bon coach.»