NOUVELLES
02/06/2015 11:39 EDT | Actualisé 02/06/2016 01:12 EDT

Outre la cause souverainiste, Jacques Parizeau laisse un héritage économique

MONTRÉAL - Outre son dévouement pour la cause souverainiste, l'ex-premier ministre péquiste Jacques Parizeau, qui s'est éteint tard lundi soir, à l'âge de 84 ans, laisse derrière lui un héritage économique qui a marqué l'histoire du Québec.Premier québécois à obtenir un doctorat du prestigieux London School of Economics, en 1955, M. Parizeau a participé activement à la mise sur pied d'importants instruments économiques, dont la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) ainsi que la Société générale de financement.Dès mardi matin, le premier ministre Philippe Couillard a par ailleurs annoncé que le siège social montréalais de la Caisse portera le nom d'Édifice Jacques-Parizeau.Il a également été ministre des Finances sous le gouvernement de René Lévesque de 1976 à 1984 avant de démissionner.Comme ministre, en plus de mettre en place le Régime d'épargne-actions — ayant permis la croissance de plusieurs entreprises établies au Québec — M. Parizeau a également permis la création du Fonds de solidarité FTQ.Le président et chef de la direction de la CDPQ, Michael Sabia, a rappelé que l'ancien premier ministre avait réalisé, dans les années 1960, ce que peu pouvaient imaginer en bâtissant une «institution phare du Québec moderne».La rigueur intellectuelle ainsi que la vision de cet économiste de formation ont été soulignées par le Mouvement Desjardins, qui a rappelé que ce dernier avait été l'artisan de plusieurs institutions ayant marqué le Québec.Sa présidente et chef de la direction, Monique Leroux, a estimé que M. Parizeau avait contribué à l'éducation financière de «plusieurs générations» de Québécois.Le professeur au HEC Montréal Jacques Nantel, qui a connu M. Parizeau dans les années 1980 lorsque ce dernier était retourné à l'enseignement, s'est rappelé d'un homme particulièrement rigoureux, mais accessible.Selon lui, l'ex-premier ministre laisse un héritage important, en ayant été capable d'intéresser la grande majorité des Québécois à l'économie.