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02/06/2015 16:37 EDT | Actualisé 02/06/2016 01:12 EDT

N.-B. : l'avocat des enseignants contre-attaque

L'avocat qui représente l'Association des enseignants francophones du Nouveau-Brunswick (AEFNB) dans le recours juridique contre la province martèle que les preuves sont largement suffisantes pour obtenir gain de cause.

L'AEFNB souhaite obtenir une enveloppe égalitaire en éducation qui se chiffre à 11,5 millions de dollars.

« Il y a beaucoup de preuves pour démontrer que la communauté francophone du Nouveau-Brunswick n'est pas sur un pied d'égalité avec la communauté anglophone pour ce qui en est d'avoir des droits à une éducation de qualité égale », affirme Me Ronald Caza.

Ronald Caza, qui a contribué à la sauvegarde de l'Hôpital Monfort d'Ottawa, estime qu'il est essentiel pour l'Association des enseignants francophones du Nouveau-Brunswick, d'avoir gain de cause dans ce dossier.

« Le message que le gouvernement envoi en refusant d'investir les sommes d'argent, et c'est une priorité, c'est que le message qu'il envoie à tous les parents et finalement à toute la communauté francophone c'est: ça ne vaut pas la peine de continuer à faire des efforts pour préserver notre langue et notre culture », soutient l'avocat.

En entrevue lundi au Téléjournal Acadie, l'avocat spécialiste en droits linguistiques, Michel Doucet, soutenait que l'AEFNB ne peut invoquer l'article 23 de la charte des droits et libertés. Cet article donne droit à l'instruction dans la langue de la minorité.

« L'Association n'est ni un ayant droit ni une représentante des ayants droit, c'est un syndicat , avait alors déclaré Me Doucet.

Ronald Caza contredit Me Doucet en affirmant que l'article 23 s'applique puisque c'est toute la communauté francophone qui se présentera devant le tribunal.

« C'est l'AEFNB qui mène le dossier. C'est eux qui ont mobilisé la communauté. Mais, devant la cour, il n'y aura pas juste l'AEFNB, il va y avoir l'AEFNB dans une chaise, à côté comme une partie au litige l'association des parents, à côté d'eux la fédération des jeunes et ensuite des parents », soutient Me Caza.

Michel Doucet faisait valoir également que les rapports produits en 2009 et 2012 qui servent en grande partie de preuves dans cette cause, sont désuets. Selon lui, ces preuves ne sont pas convaincantes.