NOUVELLES
02/06/2015 10:21 EDT | Actualisé 02/06/2016 01:12 EDT

Mort de Jacques Parizeau : « Un être comme ça, tu en trouves un aux 30 ans », dit Victor-Lévy Beaulieu

Un texte de Michel-félix Tremblay

L'auteur et polémiste Victor-Lévy Beaulieu considère Jacques Parizeau comme l'un des deux politiciens, avec Camille Laurin, les plus importants de l'histoire contemporaine du Québec.

Le dramaturge dit être en deuil d'un grand bâtisseur qui détenait une rare qualité chez les politiciens qu'il nomme la « volonté de puissance ».

VLB a côtoyé de près Jacques Parizeau dans les mois qui ont précédé le référendum de 1995. L'auteur agissait à titre de vice-président de la campagne du Oui et vice-président de la commission sur l'avenir du Québec, au Bas-St-Laurent.

« Il aurait été celui qui a franchi la première fois le pont qui nous mène à l'indépendance ».

Il n'aurait pas dû quitter en 95, estime VLB

Victor-Lévy Beaulieu n'a pas digéré la défaite de 95, mais encore moins la démission de Jacques Parizeau. Selon lui, le premier ministre aurait dû assumer ses propos, sur l'argent et les votes ethniques, et tenir un autre référendum après les résultats du 30 octobre 95.

Le dramaturge avait même envoyé un télégramme à monsieur Parizeau pour lui dire qu'il appuyait sa déclaration qualifiée par plusieurs de malhabile. « Je ne comprends pas pourquoi il n'a pas dit qu'il ne reconnaissait pas le résultat de ce référendum qui a été volé, a-t-il précisé en entrevue à Radio-Canada ».

L'auteur du téléroman "Race de monde" estime que la démission de Jacques Parizeau a été désastreuse pour le camp souverainiste.

Il reconnaît cependant en la personne de Pierre-Karl Péladeau, cette grande qualité qu'il attribuait à Jacques Parizeau, la « volonté de puissance ». Il croit même que le nouveau chef des forces indépendantistes peut prétendre au titre de fils spirituel de Jacques Parizeau.