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02/06/2015 14:29 EDT | Actualisé 02/06/2016 01:12 EDT

Lutte anti-drogues : le président colombien plaide pour une nouvelle approche

Le président colombien Juan Manuel Santos a défendu mardi des stratégies plus "intelligentes" que la guerre frontale pour lutter contre le trafic de drogue à l'échelle mondiale, à l'ouverture de la Conférence internationale pour le contrôle des drogues (IDEC) à Cartagena (nord).

"Ce dont nous avons besoin, plus que d'une guerre, c'est une série de mesures intelligentes, bien conçues, bien exécutées, adressées à la population, qui produisent de meilleurs résultats que ceux obtenus jusqu'à présent" dans la lutte contre le narcotrafic, a déclaré M. Santos dans son discours d'inauguration.

Mais, "tant qu'il n'y aura pas de consensus sur une nouvelle approche globale dans la lutte contre les drogues, nous maintenons l'offensive", a prévenu M. Santos, chef d'Etat du premier producteur mondial de cocaïne, au coude à coude avec le Pérou.

Le dirigeant a appelé à chercher une "solution intégrale visant tous les maillons de la chaîne du narcotrafic de manière différenciée", citant deux exemples : "Face aux consommateurs, prévention et programmes de santé", et "face à la culture (de drogue), éradication et substitution".

"Il faut unir à cela l'effort continu d'interdiction des organisations criminelles", a-t-il poursuivi.

La Colombie demande depuis des années une discussion au niveau international pour changer la manière de lutter contre les drogues, encore axée en Amérique latine sur le tout-répressif, sous l'impulsion des Etats-Unis depuis la présidence de Richard Nixon dans les années 70.

La Conférence internationale pour le contrôle des drogues (IDEC), d'une durée de trois jours, réunit 400 représentants de la lutte contre le trafic de drogue dans le monde, dont le chef de l'Agence américaine de lutter contre la drogue (DEA), Chuck Rosenberg, et le directeur exécutif de l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), Yury Fedotov.

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