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02/06/2015 06:44 EDT | Actualisé 02/06/2016 01:12 EDT

Les rebelles yéménites ont formulé des demandes aux Américains

Les rebelles chiites du Yémen ont exigé, lors de discussions à Oman avec des Américains, l'arrêt des bombardements saoudiens et un acheminement sans entrave de l'aide humanitaire, a-t-on appris mardi de source diplomatique à Mascate.

Ces demandes ont été formulées par la rébellion des Houthis, soutenue par l'Iran, lors de discussions informelles qui se sont poursuivies pendant au moins trois jours exclusivement avec des représentants américains au sultanat d'Oman, a précisé un diplomate.

Oman ne joue pas un rôle de médiateur, mais plutôt celui d'un "facilitateur" dans ces discussions américano-houthies, qualifiées de simples "approches", a-t-il dit à l'AFP.

Alors que ces contacts se poursuivaient, un Américain parmi plusieurs détenus au Yémen a été libéré et accueilli lundi au sultanat d'Oman.

Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a précisé que l'Américain Casey Coombs, journaliste indépendant ayant collaboré avec Time et The Intercept, avait été libéré après deux semaines de détention aux mains des Houthis.

Oman, la seule des six monarchies du Golfe à ne pas participer aux raids qu'une coalition arabe dirigée par Ryad mène depuis fin mars contre les Houthis au Yémen, entretient de bonnes relations aussi bien avec l'Arabie saoudite sunnite qu'avec l'Iran chiite, les deux grands pays rivaux de la région.

Les Iraniens "se sont plaints auprès des Omanais que les Saoudiens refusent toujours que des bateaux iraniens accèdent directement au Yémen", a expliqué le diplomate. "Les Houthis ont demandé l'arrêt des bombardements et un accès humanitaire".

La coalition arabe et le gouvernement yéménite en exil à Ryad exigent, de leur côté, que les Houthis et leurs alliés commencent à appliquer la résolution 2216 du Conseil de sécurité de l'ONU, les sommant de se retirer des vastes territoires conquis ces derniers mois, dont la capitale Sanaa.

En raison des exigences des uns et des autres, l'ONU a dû reporter une conférence de paix initialement annoncée pour le 28 mai à Genève.

ras/cbo