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02/06/2015 05:34 EDT | Actualisé 02/06/2016 01:12 EDT

Le président philippin au Japon pour solliciter investissements et appui contre la Chine

Le président philippin Benigno Aquino est arrivé mardi à Tokyo pour une visite de quatre jours visant à solliciter des investissements japonais ainsi que le soutien du gouvernement nippon face aux revendications maritimes de la Chine.

M. Aquino s'entretiendra avec le Premier ministre japonais Shinzo Abe jeudi, après un forum avec les milieux d'affaires nippons que souhaiteraient davantage attirer les Philippins.

Mercredi, il rencontrera l'empereur japonais Akihito et prononcera un discours au parlement japonais, adresse au cours de laquelle il devrait de nouveau insister sur les craintes relatives à des travaux de construction par Pékin d'îles semi-artificielles en mer de Chine méridionale.

Les Chinois y mènent d'énormes opérations de remblaiement, transformant des récifs coralliens en ports et en infrastructures diverses. Pékin a même installé brièvement des pièces d'artillerie sur l'un des îlots, selon les Etats-Unis.

Le Pentagone estime que ces travaux ont permis à la Chine de multiplier les surfaces qu'elle occupe par 400, les trois quarts des 800 hectares ainsi gagnés par Pékin l'ayant été depuis janvier 2015.

Le ministère chinois de la Défense a répliqué en accusant les Américains de "déformer les faits".

Le Japon a certes exprimé ses inquiétudes, mais n'est pas allé jusqu'à décider d'envoyer ses propres avions et bateaux de surveillance dans les eaux régionales en dépit des souhaits de Washington.

Le Japon et les Philippines ont cependant effectué récemment des manoeuvres conjointes historiques en mer de Chine méridionale.

Ces exercices navals, qui consacrent l'alliance entre les deux nations ennemies de la Seconde Guerre mondiale, se sont déroulés à moins de 300 kilomètres d'un récif contrôlé par les Chinois mais revendiqué par les Philippins.

La mer de Chine méridionale est un carrefour de routes maritimes vitales pour le commerce mondial, et recèle potentiellement des réserves d'hydrocarbures.

Le Vietnam, la Malaisie, les Philippines et le sultanat de Brunei revendiquent la souveraineté de certaines parties stratégiques de cette mer, mais Pékin conteste tout et montre ses muscles, suscitant des préoccupations dans la région et au-delà.

De leur côté le Japon et la Chine se disputent la souveraineté d'îles inhabitées en mer de Chine orientale, appelées Senkaku par le Japon qui les administre et Diaoyu par la Chine qui les revendique.

hih-kap/at