NOUVELLES
02/06/2015 17:09 EDT | Actualisé 02/06/2016 01:12 EDT

La loi qui élargit les droits des domestiques entre en vigueur au Brésil

Une nouvelle loi pour élargir les droits de plus de six millions d'employées de maison au Brésil - considérée comme une grande conquête sociale - est entrée en vigueur mardi, après sa promulgation par la présidente Dilma Rousseff.

Le texte réglemente définitivement l'amendement à la Constitution brésilienne surnommé "Loi des domestiques" voté en avril 2013 qui fixait à 44 heures par semaine la durée maximale du travail, rendait obligatoire de les déclarer pour qu'elles aient droit à la sécurité sociale et à la retraite.

La loi ajoute aussi de nouveaux droits comme le paiement majoré des heures supplémentaires et un tarif nocturne, l'assurance chômage, une indemnité en cas de licenciement injustifié ou encore une assurance contre les accidents de travail.

Le Brésil est le pays du monde comptant le plus de domestiques, d'après l'Organisation internationale du travail (OIT).

Selon les statistiques officielles, il y avait en 2011 au Brésil 6,5 millions d'employés de maison, dont 6,1 millions étaient des femmes. Des organisations du secteur estiment qu'ils sont 7,7 millions, sur environ 200 millions d'habitants.

Un des derniers pays à abolir l'esclavage, en 1888, le Brésil n'assurait toujours pas jusqu'à présent aux employés de maison les mêmes droits qu'aux autres travailleurs.

Même si la loi obligeait les employeurs à déclarer leurs domestiques pour qu'elles aient une protection sociale et la retraite notamment, on estime que deux tiers d'entre elles (4,5 millions) travaillaient au noir.

Depuis 2014, l'amende pour non respect de ces droits est de 300 dollars minimum pour l'employeur, l'équivalent moyen d'un mois de salaire.

lbc/cdo/hdz/ai