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02/06/2015 01:23 EDT | Actualisé 02/06/2016 01:12 EDT

La coût de la maltraitance des enfants représente 2% du PIB en Asie-Pacifique (Unicef)

La maltraitance des enfants en Asie-Pacifique coûterait l'équivalent de 2% du produit intérieur brut de la région, selon une enquête publiée mardi par l'Unicef, qui espère avec ces chiffres inédits à pousser les gouvernements à prendre des mesures.

"C'est la première recherche de ce type effectuée dans la région et elle est importante. Elle montre que rester inactif face à la violence a un vrai coût économique pour les pays", a déclaré par téléphone à l'AFP Marta Santos Pais, représentante spéciale du secrétaire général chargée de la question de la violence à l'encontre des enfants.

Selons l'étude dévoilée à Bangkok mardi, cela représente un coût de 209 milliards de dollars par an pour la région, quand on tient compte des violences psychologiques (65,9 milliards), physiques (39,6 milliards), des violences sexuelles (39,9 milliards), de la négligence (32 milliards) et l'exposition à la violence parentale (31 milliards).

Dans la région, entre 14 et 37% des enfants, tant les filles que les garçons, seraient confrontés à au moins une forme de violence, d'après l'étude.

Les violences physiques et sexuelles sont plus fréquentes dans les pays où le niveau de vie est faible ou moyen, note l'Unicef. Les violences psychologiques touchent surtout les pays plus riches.

Les violences contre les enfants bouleversent leur capacité scolaires, leur santé mentale et physique et leurs performances au travail une fois adultes, écrit l'Unicef.

Cela augmente également "les comportements à risque chez les adolescents et a des impacts à long terme sur les agressions, la violence et la criminalité", outre les coûts pour les services de santé.

"Nous travaillons avec les gouvernements de la région à la mise en place de mesures sur la base de ces résultats. C'est capital parce qu'il est important de briser le silence", estime Marta Santos Pais.

Au Cambodge, "une campagne pour changer la perception du public, les attitudes et les comportements" a été lancée en partenariat avec le gouvernement, ajoute-t-elle.

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