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02/06/2015 13:25 EDT | Actualisé 02/06/2016 01:12 EDT

Israël: pas assez d'ultra-orthodoxes et d'Arabes au travail (Banque centrale)

La Banque d'Israël a mis en garde mardi contre "l'impact négatif" sur la croissance économique de la montée en force démographique des Arabes et des ultra-orthodoxes juifs, sous-représentés dans le monde du travail.

Karnit Flug, la gouverneur de la banque centrale, a estimé que le faible taux d'emploi parmi la communauté arabe (17,5% de la population) ainsi que parmi la communauté ultra-orthodoxe (10% de la population) constitue un frein pour l'économie israélienne.

Les Arabes israéliens, qui descendent des Palestiniens restés chez eux après la création de l'Etat d'Israël en 1948, se plaignent de discriminations à l'embauche et d'un manque de formation professionnelle qui les cantonnent dans des emplois peu rémunérés.

Parmi les hommes ultra-orthodoxes, le taux d'activité est plus faible que dans le reste de la population, car la plupart d'entre eux mènent une vie centrée sur les étude religieuses.

"D'ici 50 ans, la part de la communauté ultra-orthodoxe dans la population va passer de 10 à 27%", a souligné la gouverneur lors de la conférence annuelle de l'Association économique israélienne.

Les familles ultra-orthodoxes, qui ont en général de très nombreux enfants, forment avec les Arabes israéliens les gros bataillons de ceux vivant sous le seuil de pauvreté en Israël.

Les ultra-orthodoxe vivent surtout des allocations familiales versées par l'Etat, qui avaient été réduites par le précédent gouvernement de Benjamin Netanyahu.

Mais deux partis ultra-orthodoxes (le Shass et la Liste Unifiée de la Thora), qui étaient dans l'opposition, ont fait un retour en force au sein du nouveau gouvernement formé par M. Netanyahu après les élections du 17 mars. Ils ont notamment obtenu l'annulation des coupes imposées dans les aides sociales.

Karnit Flug a également mis en avant l'impact du vieillissement de la population. La part des Israéliens de plus de 65 ans va passer de 10 à 17% durant les cinq prochaines décennies. "Tous ces facteurs vont provoquer un ralentissement du taux de croissance de population active", a prévenu la gouverneur.

jlr/cnp