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02/06/2015 03:46 EDT | Actualisé 02/06/2016 01:12 EDT

France: l'extrême droite veut prouver l'existence de liens entre le Qatar et des fondamentalistes islamistes

Le Front national, parti français d'extrême droite, va profiter d'un procès intenté à l'un de ses responsables par le Qatar pour prouver l'existence de liens entre ce pays et des fondamentalistes islamistes, a affirmé mardi sa présidente, Marine Le Pen.

Le Qatar a récemment porté plainte contre le vice-président du FN Florian Philippot pour des déclarations liant l'émirat au terrorisme islamiste.

"Je trouve cette plainte incroyable, je crois que c'est la première fois qu'un pays porte plainte contre un parlementaire. Mais tant mieux. Nous allons faire le procès du Qatar. Nous allons nous servir de ce procès pour démontrer ce qu'est le Qatar, pour démontrer que c'est une puissance qui a financé les fondamentalistes islamistes, a déclaré la présidente du Front national sur la chaîne iTELE.

Des preuves ? "Nous les réserverons à la justice. Il y a des dizaines de rapports et notamment des rapports de services de renseignement français, contrairement à ce que continue à dire (le ministre français des Affaires étrangères Laurent) Fabius qui les défend pour des raisons assez incompréhensibles, qui expliquent que le Qatar a financé, peut-être d'ailleurs continue-t-il à le faire, les fondamentalistes islamistes dans l'ensemble du monde. Tous les services de renseignement de tous les pays sérieux du monde le savent", a répondu l'eurodéputée.

"Nous allons faire le procès du Qatar. Allez-y, portez plainte contre moi ! Je m'étonne d'ailleurs que le Qatar ait choisi de poursuivre Florian Philippot et de ne pas poursuivre Marine Le Pen. Nous ferons venir des dizaines de témoins pour venir démontrer le comportement de ce pays", a-t-elle prévenu.

"Cela permettra de voir qui est complice du Qatar", a-t-elle aussi dit.

Les avocats du Qatar ont confirmé à l'AFP qu'une plainte en diffamation avait été déposée le 2 avril à Nanterre dans la banlieue parisienne, ville où siège le parti de Marine Le Pen. Elle vise des propos en janvier de Florian Philippot, qualifiés par le Qatar d'"assimilations infondées et grotesques".

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