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01/06/2015 08:15 EDT | Actualisé 01/06/2016 01:12 EDT

JO 2022: neige à Almaty, détournement d'eau à Pékin

Le rapport de la commission d'évaluation des candidatures de Pékin et Almaty, seules villes en lice pour organiser les Jeux olympiques de 2022, a été publié lundi par le Comité international olympique (CIO).

Dans une semaine, le rapport sera présenté aux membres de l'instance olympique.

Selon le CIO, la vision d'Almaty pour les Jeux « est ancrée dans le désir d'accélérer les réformes économiques et sociales, de tirer profit de l'héritage du pays en matière de sports d'hiver et de mettre en valeur les aspects positifs d'Almaty et du Kazakhstan ».

Pékin, qui met en avant l'expérience des Jeux d'été de 2008, a de son côté l'ambition de faire des sports d'hiver « une activité ordinaire de la population afin, à terme, d'améliorer la forme physique et la santé en général », explique le CIO.

Parmi les sujets abordés avec les comités de candidature figurent, pour la première fois, des questions concernant des garanties sur l'application des valeurs de la charte olympique, notamment la question de la non-discrimination qui avait soulevé de graves problèmes lors des JO de Sotchi en 2014.

La commission d'évaluation, présidée par le Russe Alexander Zhukov, avait effectué une première visite à Almaty (Kazakhstan) du 14 au 18 février avant de se rendre en Chine du 24 au 28 mars.

Plus durables, moins chers

Les deux villes ont été régulièrement encouragées à intégrer dans leur candidature « l'esprit de l'Agenda olympique 2020 », qui prévoit des réformes visant à offrir « une plus grande flexibilité dans le cadre de la procédure de candidature, mettre davantage l'accent sur l'héritage, réduire les coûts et privilégier la durabilité », a rappelé le CIO.

Ainsi, le projet d'Almaty, « un concept compact » selon le rapport, s'appuie sur de nombreuses infrastructures existantes ou rénovées en 2011 pour les Jeux asiatiques d'hiver, tels que la station de ski de Shymbulak, construite en 1950, et le Palais des sports Baluan Sholak, édifié en 1967.

« Cela offre une bonne expérience pour les athlètes, une efficacité en matière de coûts et d'exploitation avec un impact environnemental bas », estime le rapport qui met en avant à Almaty « les abondantes chutes de neige naturelle qui réduisent les besoins en eau et en énergie nécessaires pour la neige artificielle ».

Au contraire du projet chinois où « l'importante dépendance en neige artificielle dans tous les sites, surtout à Yanqing », est soulignée.

« La dépendance à la neige artificielle nécessiterait de détourner de l'eau des réservoirs actuels et pourrait avoir des impacts sur l'agriculture », souligne le rapport qui s'interroge aussi sur la qualité de l'air, problème récurrent à Pékin.

La capitale chinoise mise sur un projet éclaté et propose « un concept régional qui vise à développer un marché des sports d'hiver au profit de plus de 300 millions de personnes vivant dans le nord de la Chine ».

Le choix de la ville organisatrice des JO d'hiver 2022 aura lieu le 31 juillet prochain à Kuala Lumpur lors de la 128e session du CIO.

Les deux villes candidates présenteront leur projet aux membres du CIO le 9 juin au Musée olympique de Lausanne avant une nouvelle présentation la veille du vote.

Après Sotchi en 2014, les prochains jeux d'hiver se tiendront en 2018 en Corée du Sud à Pyeongchang.