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31/05/2015 10:45 EDT | Actualisé 31/05/2016 01:12 EDT

Yémen: l'Egypte et l'Arabie Saoudite affichent une "vision commune"

Les chefs de la diplomatie d'Egypte et d'Arabie Saoudite ont affiché dimanche au Caire "leur vision commune" concernant le conflit au Yémen, où les deux pays sont militairement engagés contre une rébellion chiite.

L'Egypte participe à la campagne aérienne lancée le 26 mars par l'Arabie contre les rebelles Houthis au Yémen, accusés d'être liés à l'Iran et qui cherchent à prendre le contrôle de l'ensemble du pays.

Certains médias égyptiens avaient critiqué l'engagement de leur pays au Yémen, craignant notamment une intervention au sol.

"Nos positions sont identiques, il y a une étroite coopération à tous les niveaux", a assuré le ministre égyptien Sameh Choukri, lors d'une conférence de presse avec son homologue saoudien Adel Al-Joubeir au Caire.

"Nous avons une vision commune claire sur la manière dont il faut agir au Yémen", a-t-il ajouté, en réponse à une journaliste l'interrogeant sur des "informations" faisant état de "divergences" entre les deux pays.

"Il n'y a pas de divergences entre le Royaume d'Arabie Saoudite et l'Egypte", a confirmé à son tour le chef de la diplomatie saoudienne.

Par le passé, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi avait expliqué que pour son pays la priorité était surtout de sécuriser la navigation dans la mer Rouge et le détroit stratégique de Bab el-Mandeb, qui permet d'accéder au canal de Suez, une source de revenus importants pour Le Caire.

M. Choukri a souligné "la nécessité de poursuivre les opérations militaires" au Yémen, "compte tenu des menaces posées par l'artillerie lourde entre les mains d'éléments ne faisant pas partie des forces légitimes".

De son côté, le ministre saoudien a dénoncé les "ingérences" de l'Iran "dans les affaires internes des pays de la région, que ce soit au Liban, en Syrie, en Irak ou au Yémen", accusant Téhéran de "soutenir le terrorisme".

Les Houthis sont accusés, notamment par le royaume saoudien, d'être soutenus militairement par l'Iran chiite, ce que Téhéran dément.

Le conflit au Yémen a fait près de 2.000 morts et quelque 8.000 blessés, en majorité des civils, selon l'Organisation mondiale de la santé. Il a aussi forcé plus de 545.000 personnes à quitter leur foyer.

tgg/feb