NOUVELLES
31/05/2015 02:58 EDT | Actualisé 31/05/2016 01:12 EDT

Wellington, Blücher, Ney: trois grands noms de Waterloo

Le duc de Wellington, qui commandait les troupes coalisées à Waterloo, le feld-maréchal prussien Blücher et le maréchal Ney, sont les grandes figures de l'une des batailles les plus marquantes de l'histoire.

WELLINGTON, UN HEROS BRITANNIQUE

- Vainqueur de Napoléon à Waterloo, Arthur Wellesley, duc de Wellington, est l'une des gloires militaires britanniques. Né le 30 avril 1769 à Dublin, cet aristocrate anglo-irlandais sert jusqu'en 1805 en Inde où son frère est Gouverneur général. De retour au Royaume-Uni, il bat une première fois les armées napoléoniennes à Vimeiro (1808) en Espagne, puis repousse les Français du Portugal et d'Espagne après sa victoire sur les troupes impériales à Vitoria (1813). Napoléon de retour de l'île d'Elbe en mars 1815, Wellington prend la tête des armées alliées durant la campagne de Belgique. A Waterloo, les Britanniques résistent à la poussée française jusqu'à l'arrivée des Prussiens qui permet aux coalisés de l'emporter. Sa rencontre le soir venu avec le Prussien Blücher scelle la chute de Napoléon. Wellington baptisera la bataille du nom de la localité où il a établi son quartier général, Waterloo, où aucun combat n'a pourtant eu lieu. Commandant en chef de l'armée britannique en 1827, il devient Premier ministre du Royaume-Uni en janvier 1828, fonction qu'il occupe jusqu'en novembre 1830.

BLUCHER, LE VETERAN PRUSSIEN

- Emmanuel de Grouchy, maréchal de France, ne peut donc empêcher la jonction entre Prussiens et Anglais, balayant les derniers espoirs de victoire de Napoléon. Victor Hugo écrira un vers devenu célèbre ("Soudain, joyeux, il (ndlr: Napoléon) dit : "Grouchy !" - C'était Blücher") sur l'arrivée du maréchal prussien Gebhard Leberecht von Blücher. Né le 16 décembre 1742 à Rostock, dans le nord de l'Allemagne, Blücher a d'abord servi dans les troupes suédoises avant de rallier l'armée prussienne. Des principaux protagonistes de Waterloo, il est de loin le plus âgé. A 73 ans, le feld-maréchal a déjà affronté les armées napoléoniennes à Lübeck (1806), Leipzig (1813), et l'entrée de ses troupes dans Paris en mars 1814 a contribué à la première abdication de l'empereur. Un an plus tard, il est battu le 16 juin par Napoléon à Ligny, au sud-ouest de Waterloo, où il perd 12.000 hommes. Mais Blücher regroupe ses forces et harcèle les troupes françaises deux jours plus tard à quelques kms de là, provoquant la déroute de l'armée napoléonienne. Quelques jours après, il entre sans encombres dans Paris.

NEY, LE MARECHAL SACRIFIE

- Général à 27 ans, maréchal d'empire à 36, Michel Ney fut à la fois l'un des combattants les plus acharnés et l'un des grands perdants de Waterloo. Napoléon avait surnommé ce fils d'un tonnelier, né le 10 janvier 1769 à Sarrelouis, "le brave des braves". Lors de la retraite de Russie (1812), c'est lui qui protège les arrières des troupes napoléoniennes et sauve les débris de la Grande Armée. Mais deux ans plus tard, il abandonne l'empereur et se rallie à Louis XVIII qui le fait pair de France. Au retour de Napoléon, en mars 1815, Ney fait volte-face et se rallie à nouveau à lui. A Waterloo, il commande l'une des plus grandes charges de cavalerie de l'histoire, mais échoue à stopper les Britanniques et les Prussiens. Après le retour du roi, il est arrêté le 19 août et jugé par la Chambre des pairs. Condamné pour "atteinte à la sûreté de l'Etat", il est fusillé le 7 décembre 1815. Ney reste l'exemple du militaire hors pair pris dans un jeu politique qu'il ne maîtrise pas.

dch/pj/alc/cmr