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31/05/2015 08:39 EDT | Actualisé 31/05/2016 01:12 EDT

Liste noire du Kremlin: les eurodéputés verts réclament un débat parlementaire

Le groupe des écologistes au Parlement européen a réclamé dimanche un débat sur "les suites à donner" à la constitution par la Russie d'une "liste noire" interdisant à 89 personnalités européennes d'entrer sur son territoire.

"Le groupe des Verts-ALE a demandé un débat parlementaire sur les suites à donner à cette liste, sachant par ailleurs que la plénière se penchera sur l'état des relations entre l'UE et la Russie le 10 juin à Strasbourg", indique un communiqué.

Pour les eurodéputés écologistes, "les députés (européens) doivent évaluer rapidement si, dans ces conditions, un dialogue avec le Parlement russe reste possible et comment", ajoute le texte.

L'actuelle coprésidente du groupe écologiste, l'Allemande Rebecca Harms, et deux anciens coprésidents, la Finlandaise Heidi Hautala (également ancienne ministre) et le Franco-Allemand Daniel Cohn-Bendit "figurent sur la liste des personae non gratae établie par le gouvernement russe", précise le groupe.

"Bien qu'elle ne nous étonne pas, la confirmation de cette liste noire est un coup dur pour les relations UE-Russie", ont estimé Rebecca Harms et Heidi Hautala, citées dans le communiqué.

"Cette liste cible clairement les politiciens européens qui se sont engagés pour promouvoir les droits de l'homme, la démocratie, le renforcement de la société civile russe et qui ont soutenu l'Ukraine. Ceci démontre une fois de plus l'autoritarisme de Vladimir Poutine pour qui la critique est systématiquement interprétée comme une menace à son pouvoir", ont-elles ajouté.

L'Union européenne ainsi que plusieurs de ses pays membres comme l'Allemagne, la Belgique, les Pays-Bas et la Grande-Bretagne ont vertement critiqué depuis vendredi la "liste noire" de la Russie interdisant à des personnalités européennes d'entrer sur son territoire en riposte aux sanctions et à une mesure similaire de l'UE.

Au total, 89 noms, dont ceux d'anciens chefs de gouvernement, de hauts responsables de la défense et de parlementaires, détracteurs de la politique de la Russie, figurent sur cette liste que Moscou a transmise vendredi à des ambassades.

L'Union européenne, par la voix d'un de ses porte-parole, a dénoncé samedi la mesure prise par Moscou, la qualifiant de "totalement arbitraire et injustifiée".

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