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31/05/2015 11:30 EDT | Actualisé 31/05/2016 01:12 EDT

Jack Warner répond avec ses accusateurs

Jack Warner, ancien président de la Concacaf, inculpé de corruption par la justice américaine, a lancé dimanche une nouvelle attaque virulente, et maladroite, contre les Etats-Unis qui, selon lui, n'ont pas digéré d'avoir perdu l'organisation du Mondial-2022.

« Tout ceci a pour origine la candidature malheureuse des Etats-Unis pour organiser la Coupe du monde 2022 », a indiqué M. Warner dans une vidéo publiée sur sa page Facebook.

« Ils se sont inclinés face au Qatar, un petit pays, un pays musulman. Aucun pays au monde n'a de droit divin qui lui assure l'organisation de la Coupe du monde », a poursuivi l'ancien vice-président de la Fédération internationale de football (Fifa).

« Si la Fifa a préféré le Qatar, dans sa grande sagesse ou dans son manque de sagesse, acceptez votre défaite, soyez des hommes et tournez la page », a exhorté l'ancien homme fort de la Concacaf (Confédération d'Amérique du Nord, centrale et des Caraïbes).

Fait particulièrement cocasse, pour étayer sa défense et les contradictions des Etats-Unis, M. Warner a présenté un article du site internet satirique américain « The Onion », ce qui lui vaut d'être sur les réseaux sociaux.

Dans cet article complétement fantaisiste publié mercredi, « The Onion » annonce que « la Fifa a accordé la Coupe du monde 2015 estivale aux Etats-Unis » et que « le tournoi doit débuter (mercredi) après-midi ».

« Si la Fifa est si mauvaise, pourquoi donc les Etats-Unis veulent tant la Coupe du monde ? », a souligné M. Warner. « La Fifa est la même organisation qu'ils accusent de corruption: il y a deux poids deux mesures », a-t-il ajouté.

Warner qui a quitté toutes ses fonctions dans le football il y a quatre ans, est désormais à la tête du Parti libéral indépendant, parti d'opposition dans la vie politique de Trinidad et Tobago.

Il a été placé en garde à vue durant 24 heures après s'être présenté volontairement mercredi devant les services anti-fraude de la police locale. Il a été libéré après le versement d'une caution d'environ 400 000 dollars.

La justice doit statuer, normalement en juillet, sur la demande d'extradition le concernant formulée par la justice américaine.

Selon la justice américaine, Warner « a entre autres sollicité et obtenu des pots-de-vin dans le cadre des processus d'attribution des Coupes du monde 1998 et 2010 ».

« Comment se pourrait-il que je sois responsable de la culture qui règne à la Fifa? Comment le monde peut croire que je puisse influer sur l'attribution d'une Coupe du monde? », s'est défendu Warner.

Un départ hâtif chez SportAccord

L'Autrichien Marius Vizer a annoncé dimanche sa démission de la présidence de SportAccord, qui regroupe 107 fédérations internationales, dans une lettre ouverte sur le site de l'organisation.

Sa décision survient six semaines après avoir vivement attaqué le président du CIO, Thomas Bach.

« Un des principes important du sport qui m'a consacré est l'HONNEUR. Je me retire avec honneur, et pour l'honneur du sport, et sa crédibilité dans la société », écrit M. Vizer, qui se retire également du comité de coordination du CIO pour les jeux Olympiques de Tokyo 2020.

Dans sa lettre, il réitère clairement ses attaques envers le CIO et son président allemand sans toutefois citer le nom de M. Bach.

« Au cours du mois qui vient de s'écouler, il a été démontré que dans le monde libre, il y a encore des structures supérieures dans lesquelles la valeur suprême est le silence! », estime Vizer, qui reste président de la Fédération internationale de judo.

M. Vizer s'en était pris à M. Bach dans son discours d'ouverture du Congrès de SportAccord mi-avril à Sotchi, l'accusant notamment de freiner les initiatives des fédérations internationales et critiquant la faible présence de ces dernières au sein du CIO.

Suite à ces attaques, la Fédération internationale d'athlétisme et la Fédération internationale de tir avaient annoncé leur retrait de Sportaccord, et 15 fédérations dont la Fifa avaient signé une lettre dans laquelle elles se désolidarisent de SportAccord et de son président.