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31/05/2015 12:52 EDT | Actualisé 31/05/2016 01:12 EDT

Grèce: Tsipras dénonce "les solutions déraisonables", s'engage à "des réformes"

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras s'en est pris dimanche dans une tribune dans le quotidien français Le Monde aux créanciers de son pays qui "insistent sur des solutions déraisonnables" tout en s'engageant à faire une série de "réformes".

Le Premier ministre a déploré le fait que "certains fuitent dans la presse que son gouvernement était intransigeant et qu'il n'est pas prêt à un accord avec les créanciers (UE et FMI)" sur l'avenir financier du pays.

"Ce n'est pas à cause de notre intransigeance ni à cause des positions incompréhensibles du côté grec. Cela serait plutôt à cause de l'obsession de certains représentants institutionnels qui insistent sur des solutions déraisonnables", écrit M. Tsipras.

Selon le Premier ministre la conclusion d'un accord, "permettra de mettre un terme à l'incertitude politique et économique ressentie au niveau européen et mondial, qui se prolonge à cause de la question grecque" et mettre fin aux scénarios sur "le Grexit" (sortie de la Grèce de la zone euro, ndrl).

Malgré certains progrès enregistrés dans les négociations entre Athènes et ses créanciers, ces derniers ont indiqué qu'il faudra encore du temps pour conclure un accord.

Alexis Tsipras s'est dit prêt à adopter une série de réformes visant à l'assainissement des finances publiques grecques.

"En vertu de nos propositions, nous nous engageons notamment à réaliser des excédents primaires moins élevés pour 2015 et 2016 et plus élevés pour les années suivantes étant donné que nous attendons une augmentation correspondante des taux de croissance de l'économie grecque", explique-t-il dans le Monde.

Avec les créanciers, "nous sommes également tombés d'accord pour réaliser une grande réforme de la TVA (...) mettre en oeuvre une grande réforme du système de sécurité sociale avec l'unification des caisses d'assurance sociale, la suppression de dispositions autorisant à tort l'octroi de retraites anticipées, en augmentant de cette façon l'âge réel de la retraite", ajoute-t-il.

Le Premier ministre affirme que la Grèce a fait "des concessions" et que la solution maintenant se trouvait "entre les mains des leaders de l'Europe".

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