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29/05/2015 21:02 EDT | Actualisé 29/05/2016 01:12 EDT

Fifa/corruption - Les accusations des USA sont "personnelles" (Warner)

L'ancien président de la Concacaf et homme politique de Trinidad et Tobago, Jack Warner, a estimé vendredi que les accusations de corruption lancées par les Etats-Unis contre plusieurs dirigeants de la Fifa sont "personnelles" car ce pays n'a pas obtenu la Coupe du monde 2022.

Les "Américains essaient de faire du tort à la Fifa depuis qu'ils n'ont pas obtenu (l'organisation) de la Coup du monde 2022" de football, finalement attribuée au Qatar, a assuré M. Warner lors d'une conférence de presse à Puerto España, suivie à la télévision par l'AFP depuis Caracas.

"En fait, c'est personnel", a ajouté l'ancien responsable du football accusé de corruption et dont les Etats-Unis ont réclamé l'extradition.

Fondateur du Parti libéral indépendant (PLI, d'opposition), M. Warner est apparu devant la presse aux côtés de dirigeants de sa formation et a également accusé le gouvernement de l'avoir placé en garde à vue pour des motifs politiques.

"Quand ils m'ont jeté en prison, ils pensaient qu'ils allaient me briser. Mais au contraire, ils m'ont rendu plus fort", a-t-il lancé.

Jack Warner a été placé en garde à vue durant 24 heures après s'être présenté volontairement mercredi devant les services anti-fraude de la police locale. Il a été libéré après le versement d'une caution d'environ 400.000 dollars.

La justice doit statuer, normalement en juillet, sur la demande d'extradition le concernant formulée par la justice américaine qui enquête sur des faits de corruption au sein de la Fédération internationale du football (Fifa).

Le ministère américain de la Justice, qui a inculpé 14 responsables et partenaires de la Fifa, dont Jack Warner, a annoncé que cet ancien membre du comité exécutif de la Fifa "a entre autres sollicité et obtenu des pots-de-vin dans le cadre des processus d'attribution des Coupes du monde 1998 et 2010".

L'acte d'accusation de la justice américaine publié mercredi accuse le gouvernement sud-africain et le comité de candidature du Mondial-2010 d'avoir versé 10 millions de dollars à M. Warner, ancien président de la Confédération nord-américaine de football (Concacaf), en échange de trois voix en faveur de l'Afrique du Sud.

Sept responsables de la Fifa soupçonnés de corruption ont été arrêtés mercredi en Suisse, à la demande de la justice des Etats-Unis.

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